09 septembre 2009
London Bridge Experience

Des fois, j'aime bien jouer à me faire peur. Et en général, pendant, je regrette. Mais après, je recommence.
Un truc qui m'avait toujours tentée à Londres, c'était London Dungeon, une visite flippante durant laquelle on rencontre les plus célèbres serial killers d'Angleterre. Mais je n'avais jamais pu m'y rendre, faute de temps et de cran.
Cette fois-ci, j'étais prête. Et Clémence et Romaric avaient promis de me protéger.
Sauf que cette fois, il y a trop de monde. Mais juste en face a ouvert l'année dernière une autre attraction du même genre: London Bridge Experience & London Tombs, élue récemment "UK's best scare attraction".
Mais n'est-ce pas là un peu trop pour moi?
Un type inquiétant parvient à nous convaincre en nous offrant chacun 5£ de réduction sur l'entrée. Et puis ça me fera un bon entraînement si je me décide à affronter les Universal Studio's Halloween Horror Nights quand j'irai en Floride en octobre prochain.
Nous intégrons donc la file d'attente après avoir acheté nos billets. Normale qu'elle nous semblait moins longue qu'en face, celle-ci est planquée derrière le bâtiment. Mais l'attente ne durera pas trop longtemps. De toute façon un type tout déglingué assure la distraction et commence à nous mettre dans l'ambiance malsaine en nous parlant...football.
C'est enfin à nous, je suis morte de trouille. Pourtant il n'y a pas vraiment de quoi durant les 3 premiers quarts d'heure. Par groupe de 25 environ, nous allons de salles en salles, rencontrant chaque fois des protagonistes qui nous expliquent aussi sinistrement que possible, l'histoire du pont de Londres. Là je me dis que j'aurais peut-être préféré le truc des tueurs en série.
Ce qui était drôle, c'est qu'un enfant d'une dizaine d'année avait été choisi pour être le leader de notre groupe. Il assurait, et ne se démontait pas face aux épreuves auxquelles il était confronté. Jusqu'au moment où il a dû remuer une tête coupée (pas une vraie, hein!) dans une marmitte. Juste après, il a fondu en larmes et a dû quitter l'attraction...
Mis à part cet incident, la partie historique nous laissa un peu sur notre faim.
C'est après qu'on est passés aux choses sérieuses. Avec London Tombs. Dans lesquelles nous avons dû pénétrer accrochés les uns aux autres en petit train, Romaric devant, Clémence derrière. Romaric étant trop grand par rapport à moi, je le tenais par la taille. Mais j'étais tellement flippée que je lui ai broyé les côtes.
Parce que ça rigole pas là-dedans. Enfin si, en fait on rigole à fond, en plus de hurler et de sursauter non-stop (surtout dans mon cas).
Pendant une quinzaine de minutes, on traverse des couloirs sombres et glauques, rencontrant monstres, fantômes et autres tueurs qui prennent un malin plaisir à nous sauter dessus alors qu'on s'y attend le moins. Et des vilains pas beaux genre ça:


Et moi je suis plutôt impressionnable...
De ma vie je n'ai jamais eu aussi peur. Du moins jamais aussi intensemment. Même si sur la fin, je commençais à mieux maîtriser mes émotions. J'avoue, le pire moment à été celui où, avançant dans le noir complet, j'ai réalisé grâce aux stoboscopes que des têtes coupées pendouillaient juste à côte de nous.
Rom, lui, rigolait beaucoup. Trop chatouilleux?
Clémence quant à elle n'en menait pas large. Quand j'ai posé ma main sur la sienne à la recherche de contact, c'est tout affolée qu'elle m'a demandé si c'était bien la mienne!
Mais voilà, je sais pas si c'est le genre de truc où j'aurais envie de retourner. La première partie est trop ennuyeuse, et la deuxième trop épouvantable.
J'essaierais peut-être London Dungeon pour voir.
Ou avant, une Halloween Horror Night. Mais de 18h à 2h du matin, là je sais pas si je vais tenir le coup. Et si un type me poursuit avec une tronçonneuse, moi, à fleur de peau, il y a quand même un risque que je lui en colle une.
01 juin 2009
Namja Town
A vrai dire, en me rendant à Namja Town, je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds.
Là pour le coup, même Loulou ne connaissait pas.
C'est Da G. qui m'en avait parlé. Pas tant pour le parc d'attractions en lui-même mais parce que Namja Town abrite aussi un Food Theme Park. Et moi, au Japon, je voulais manger japonais. Mais en vrai, c'est hyper difficile de manger local quand on ne parle pas la langue et que la reconstitution des plats en résine ne nous aide pas franchement. Par contre, pour manger du burger, de la pizza ou des pâtes, ça c'est trèèèèèès facile.
Bref, là je m'étais dit que dans un Food Theme Park proposant un très large choix de gyozas (du manger japonais), ce serait plus évident.
Mais pour le trouver ce parc de la bouffe, faut s'accrocher ! D'abord, se rendre dans le bon quartier de Tokyo : Ikebukuro. Ensuite, trouver l'immeuble Sunshine City.
A l'interieur de ce même immeuble, se rendre au parc Namja Town.
Et dans le parc, trouver le quartier Ikebukuro Gyoza Stadium. Difficile d'arriver là par hasard, donc!
Mais mission accomplie, j'ai mangé japonais. Et ce ne fut pas aussi simple que je ne le pensais. Parce que c'était quand même tout écrit en japonais et sur les photos, j'identifiais mal ce à quoi j'étais confrontée. Du coup j'ai pris au hasard, mais le monsieur a vaguement su me dire que dans mon truc y'avait du porc.
Mais Namja Town n'est pas qu'un parc de bouffe sur les gyozas. C'est là aussi que ce trouve Ice Cream City, le paradis de la crême glacée ! Bon, j'y ai mangé une gaufre qui s'appelait Bruges. Moins typique comme registre...
Comme vous devez vous en rendre compte sur les photos, là non plus, on ne se bousculait pas.
Et comme on avait déboursé 300 yens pour rentrer, on est allés explorer tous les recoins du parc.
On croisait quelques personnes transportant des petites statuettes allant de bornes en bornes à la recherches d'indices.
En fait, il était possible de payer l'entrée plus cher pour participer à une sorte de chasse au trésor et accéder à des attractions. Mais c'était peu recommandé si on ne parlait pas japonais.
Alors on s'est contenté de se promener ici et là en jouant les touristes.
Et en fait Namja Town, c'est très mignon. Pas indispensable lors d'un séjour à Tokyo, mais sympa quand même. Ne serait-ce pour y manger une gaufre belge!
C'est ainsi que se referme la parenthèse tokyoïte.
Et maintenant retour à la vie normale!
31 mai 2009
Joypolis
Loulou était allé à Joypolis l'an dernier et d'après lui, ça me plairait.
Le problème, c'est qu'il n'est pas très fort en description et que je visualisais assez mal ce que c'était, Joypolis.
Il me parlait tout le temps de l'attraction truc et de l'attraction machin, tout en m'affirmant qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un parc d'attractions...
Mais voilà, j'ai eu l'occasion de passer à mon tour quelques heures dans ce parc d'attractions qui n'en est pas un et je crois pouvoir être un tantinet plus précise sur le sujet.
Alors voilà, Joypolis est un parc Sega en intérieur et sur 3 étages, à mi-chemin entre la fête forraine et la salle de jeux vidéo grandeur nature.
Du coup l'intérieur n'est pas particulièrement soigné, c'est assez froid et métallique, pas de parade ni de spectacle, pas de merchandising tous les 200 m, pas de musique d'ambiance ni de diffusion d'odeur de pop-corn mais quand même un marchand de délicieuses crêpes et surtout : pas un chat!
C'est donc très peu préparée que je suis arrivée dans cet amusement theme park (c'est comme ça qu'ils appellent ça, eux, officiellement).
Il fallait bien commencer par quelque chose. Nous jetâmes donc notre dévolu sur Halfpipe Canyon, une sorte de simulation de snowboard. Ça, j'avoue, c'est assez difficile à décrire. Heureusement, nous avons pensé à le filmer, que vous compreniez mieux !
Ce qu'on ne voit pas bien sur la vidéo, c'est que sous nos pieds se trouve une plaque mobile qui, sous l'impulsion du pied, fait faire un demi-tour au snowboard. Du coup c'est encore plus drôle ! Et ça fait marquer des points. Et moi ça m'éclatait. Mais Loulou criait comme une fille et me suppliait d'arrêter. Alors j'ai arrêté. Et d'autres ont marqué plus de points que nous...
Pour se venger, il m'a emmené faire un "tour en voiture" dans un jeu d'arcade à taille réelle. Moi, je suis plutôt sujette au mal des transports, surtout quand le conduite est un peu...sportive. Et là, le jeu, c'était une course-poursuite. Alors j'ai été malade. Et puis le décalage horaire et la fatigue accumulée les 3 derniers jours commençaient à se faire sentir, ça n'a pas aidé.
Plus calmes, j'ai mieux apprécié les 3 simulateurs Wild Wing, Wild Jungle et Wild River. Dans les 3 cas, il s'agissait de simulateurs type Star Tours à Disneyland, d'apparence plus cheap mais pourtant bien plus réussis. L'écran était chaque fois bien grand, bien large et légèrement incurvé, ce qui rendait l'immersion totale que ce soit dans les airs, sur terre ou sur l'eau!
Prison Break. Loulou m'en parlait tout le temps. "C'est super, c'est fait avec 3 fois rien mais c'est l'ambiance qui fait tout. Il faut s'échapper, en rasant les murs etc..."
Il n'y a vraiment pas foule. On sera 4 pour l'aventure. Un couple de japonais et nous. Un type nous accueille (le Japonais le plus mignon que j'ai pu croiser pendant tout mon séjour !) et referme la porte de la prison derrière nous. Avant de continuer, il nous explique que comme dans la série, nous allons devoir nous échapper mais que nous ne croiserons pas Michael Scofield. J'ai l'impression de m'être fait avoir d'un coup.
Dans un décor fait de contreplaqué, de rideaux et de carton pâte, nous voilà prêts à le suivre si nous voulons sortir de là. Ah ah ! Il y a une sortie derrière le lavabo ! Attention on va se faire repérer, baissons-nous ! Vite, il faut trouver le code secret qui va ouvrir la porte. Aaaaaaaahhhhhhhhh! Nous sommes poursuivis!!!!!! Courons!!!!!!!!!!!!!!!
C'est ça, l'attraction Prison Break. Et en effet, avec 3 bouts de ficelles, on s'amuse comme des gosses !
Au même étage se trouve the Room of the Living Dolls, le truc que je redoutais le plus (avec le truc où Sadako se jette sur nous, mais ça, ça n'y est plus ouf!).
Ça, c'est horrible ! D'abord, il faut passer dans un couloir tout noir pour entrer dans une salle où sont disposées 8 chaises autour d'une table en bois. Et comme on entre les derniers, Loulou et moi ne sommes pas côtes à côtes mais face à face. Impossible de lui broyer la main si j'angoisse trop. Tout autour de nous, des poupées japonaises traditionnelles et en bout de table, une grande, qui elle ressemble un peu à celles que j'ai. Il faut qu'on mette un casque sur les oreilles et puis noir complet.
Et on entend une voix féminine qui parle en japonais, là, dans notre coup. Des coups de ciseaux, un cœur qui bat, des cris, c'est horrible. Du coup moi aussi je crie. Surtout que les chaises bougent ! La lumière se rallume, la grande poupée bouge et c'est fini. Ben tant mieux. Même si au final il s'est passé passé grand-chose et j'ai rien compris. Mais quand même, j'y retournerai pas.
Dans les trucs que"j'aime pas trop", en plus des poupées démoniaques, il y a aussi les zombies. Et qu'est-ce qu'on trouve à Joypolis ? Une borne d'arcade où on doit tuer des zombies ! Mais pas assis dans le canapé comme à la maison (sur console, hein, je me fais jamais attaquer par des zombies dans la vraie vie). Là, on est assis dans un véhicule qui tourne sur lui-même pour shooter les zombies à la fois sur l'écran de devant et celui de derrière. Mais en fait ça fait pas vraiment peur.
Juste à côté et dans le même genre se trouve un autre jeu où là ça se passe dans la jungle et se sont des animaux hostiles qu'il faut shooter.
Vous l'aurez compris, à Joypolis, ils aiment bien les trucs glauques/mystiques. Dark Chapel s'inscrit donc dans cette catégorie d'attractions. Et là pour une fois, la thématisation est assez soignée.
On entre dans une vraie petite chapelle où l'on doit s'asseoir sur les mêmes bancs inconfortables que l'on peut trouver dans les églises. Sauf que là on doit porter des lunettes 3D et que ça, ça arrive rarement dans les vraies églises.
C'est là qu'est projeté un film en 3D où un prêtre se fait enlever par des créatures démoniaques. Puis on voit une sorcière sexy et il se passe tout un tas de trucs plus ou moins sataniques mais à la fin (attention spoiler!) la sorcière sexy et le prêtre finissent ensemble. Ca se passe comme ça dans le monde merveilleux de Lucifer...
Je vous ai parlé des descriptions approximatives de Loulou ?
L'attraction Spin Bullet était en panne. Et là, Loulou me dit que vraiment, c'est trop dommage parce que cette attraction, c'est pareil que Crush's Coaster aux Walt Disney Studios, la thématisation en moins. Du coup j'étais déçue parce que j'adoooooooooooore Crush mais qu'aux Studios, y'en a toujours pour 1h30 d'attente et que là Joypolis est désert et qu'on aurait pu y monter plein de fois.
Et finalement, Spin Bullet a réouvert. Alors on y est allé. Si vous êtes déjà montés dans Crush's Coaster, vous vous rappelez sûrement la douceur du ride, la douce sensation d'être bercé, de voler et de virevolter...
Bien, là, dans Spin Bullet à chaque accélération, freinage, chute et virage, on est violemment secoué, cogné et brutalisé. Note pour plus tard, ne jamais se fier aux descriptions de Loulou.
Mais vous savez, Loulou m'a beaucoup malmenée au cours de cette soirée. Comme je l'ai expliqué plus haut, je n'étais pas au meilleur de ma forme. Et lui m'a emmenée faire Storm-G. Alors en gros, c'est un simulateur de course futuriste où notre engin peut tourner sur lui-même à 360°, latéralement. En pleine forme, ça doit être super marrant. Mais là...
Et il m'a traînée dans un autre jeu complètement idiot. Un simulateur de triathlon où il fallait courir sur un tapis et appuyer sur des boutons en même temps !
Au final, on est quand même restés près de 5h dans ce parc. 5h à se faire secouer, retourner et effrayer, c'est bien je trouve. Le reste du séjour m'a semblé bien paisible après ça.
26 mai 2009
Tokyo Disneyland
Il est un peu plus de 18h quand nous arrivons au parc Disneyland. Et là bas, 18h, c'est la nuit. Du coup toutes les photos sont un peu sombres et/ou floues.
Si vous vous cotisez pour me payer un nouveau voyage, je veux bien y retourner et ne pas flinguer le reportage photo cette fois.
A Tokyo Disneyland, Main Street est couvert. Drôle d'idée. Bien sûr, ça protège des intempéries, mais c'est relativement moche et bruyant. Et puis d'un point de vue marketing, c'est idiot. Au contraire, s'il pleut, on court se réfugier dans les boutiques sans avoir besoin de ruser pour traîner un éventuel Loulou dans une séance shopping.
Mais en réalité, ma priorité ce soir-là n'était pas le shopping. Non non non, ma priorité à moi à ce moment précis, c'était de retrouver l'attraction Winnie the Pooh. Frustrée d'être partie sans avoir pu la refaire avant mon départ il y a 3 ans, il fallait absolument remédier à ça. Quelque soit la file d'attente à braver. Enfin plus que les 45 minutes affichées, ça nous aurait un peu embêtés quand même.
Winnie the Pooh, c'est une des meilleures attractions du monde. Bon, après tout est relatif mais moi, j'adore! La Forêt des Rêves Bleus, les pots de miel qui bondissent, les Efélants et les Nouifs.
J'avais pensé vous décrire l'attraction et puis non, en fait j'ai bien mieux, j'ai filmé ! Ah si, juste une précision pour que l'immersion soit totale, à la fin, dans la scène où Winnie baigne dans le miel, munissez-vous d'une bouteille de Pliz, parce que c'est comme ça que ça sent à ce moment-là.
Alors, ça a pas l'air trop génial ?
Un autre endroit que j'aime particulièrement à Tokyo Disneyland, c'est ToonTown. Malheureusement, c'est assez mal éclairé le soir.
En soirée, le parc se vide énormément. Pourra-t-on alors essayer la nouvelle attraction Monster Inc. ? Non. Elle vient tout juste d'ouvrir et c'est là que se trouvent tous les visiteurs du parc!
Tant pis. La prochaine fois ?
On jette alors notre dévolu sur des attractions plus old school mais qu'on aime bien : Space Mountain, Phantom Manor (complètement désert, où nous fûmes accueillis par 2 cast members japonaise silencieusement angoissantes) ou encore Splash Mountain.
Quelle bonne idée d'ailleurs de faire Splash Mountain en soirée alors que la température extérieure a chuté d'au moins 15°! Mais on s'était dit que dans un parc Disney où ils couvrent Main Street, le Splash Mountain ne splasherait pas vraiment. Et en effet, il ne splashe pas, mais il pschiiiite! Malin hein? Ainsi lors de la grosse chute, pas d'impressionnante éclaboussure mais un méchant coup de pschiiiiiiit dans la figure. On en ressort donc quand même trempé et frigorifié.
Finalement, arriver au parc Disneyland après 18h, c'est beaucoup trop tard. Parce qu'il est fantastique ce parc. On n'aura même pas le temps d'en faire tout le tour.
Mais même pour quelqu'un comme moi, il y a aussi d'autres choses à faire à Tokyo. Alors on jette un dernier coup d'œil au château de Cendrillon puis on fait nos adieux à Tokyo Disney Resort.
A bientôt peut-être. Qui sait? On n'est jamais à l'abri d'un nouveau voyage coup de tête !
21 mai 2009
Tokyo DisneySea
Il était impensable que je retourne à Tokyo sans en visiter à nouveaux les parcs Disney. Même si notre séjour était court, il fallait absolument consacrer toute une journée à Tokyo DisneySea.
Les parcs Disney japonais ont cela de merveilleux qu'ils sont
des parcs sans enfants. Et même sans personne du tout d'ailleurs.
Enfin,
un lundi juste avant la Golden Week, ça aide. Les enfants sont à
l'école et les adultes au travail. Et nous ? A Tokyo DisneySea !
Et
moi, j'aime visiter un parc dans ces conditions. On veux faire une
attraction juste parce que là tout de suite on passe devant ? On la
fait. On a faim à 12h30 ? On mange à 12h30. On veut voir tel spectacle
? On arrive 10 minutes en avance et on s'installe pour voir ledit
spectacle.
Et par chance, le soleil était lui aussi de la partie.
Moi dans
un parc Disney désert et ensoleillé, c'est un peu comme un Schtroumpf
lâché dans une réserve de 50 hectares de salsepareille, sous Prozac.
Nous voilà donc Loulou et moi, prêts à visiter ce fabuleux parc sur le thème de la mer.
Ce qui est drôle à Tokyo Disney Resort, c'est qu'on y croise des personnages qu'on voit rarement ailleurs. Du coup j'ai eu le plaisir de rencontrer la super star locale : Marie !
Mais Marie au moins, on la connait. Alors que cet ours en peluche, non:
Une boutique entière lui était consacrée et tous les japonais en achetaient. Vous remarquerez les hidden Mickey sur ses papattes et sa frimousse. A ce jour, nous n'avons toujours pas percé le mystère de ce famous teddy bear.
En revanche, j'ai pu percer celui de la Tour de la Terreur made in Tokyo.
Et oui, parce que si en France, en Floride et en Californie il existe The Twilight Zone Tower of Terror, là-bas c'est juste la Tower of Terror et rien à voir du tout avec la Quatrième Dimension et Hollywood.
Logique puisque le fameux hôtel maudit se trouve dans la partie "new yorkaise" du parc. Du coup, toute la thématisation de l'attraction a été revue. Nous sommes ici dans l'hôtel du riche aventurier Harrison Hightower III qui a disparu tragiquement dans un accident d'ascenseur peu de temps après son dernier voyage en Afrique d'où il avait ramené une statuette manifestement maudite.
Loulou, toujours de mauvaise foi, dira que cette version-là est bien mieux que les autres. Moi je ne trouve pas. Elle n'est ni mieux, ni moins bien, elle est différente, mais les décors et la finesse des détails apportés n'ont rien à envier aux autres tours que je connais. C'est de la grosse machine Disney quoi !
Par contre l'attraction en elle-même, là c'est clair c'est moins bien ! La chute est beaucoup plus (trop) douce à mon goût, ce qui n'empêche pas les japonais de hurler comme des adolescentes face à Robert Pattinson au festival de Cannes.
Mais des grosses machines de ce genre, il y en a plein à Tokyo DisneySea.
Une que j'aime particulièrement c'est Indiana Jones Adventure. Un gigantesque temple atzèque fait office de file d'attente. Et regardez ce que ça donne une grande file d'attente toute vide :
Ca c'est ma vision du bonheur ! Une fois la file d'attente parcourue (ça prend au moins 10 minutes quand même) nous montons à bord d'une jeep pour suivre Indiana Jones lui-même dans ses périlleuses aventures. Bon, en vrai on voyait bien que c'était pas vraiment Indiana Jones/Harrison Ford parce qu'il parlait en japonais. Et parce que c'était un robot aussi.
Et là, c'est tout comme dans les films ! On passe sur un pont suspendu, on accélère, on ralentit, on fait attention, on tente d'ignorer les insectes, squelettes et autres réjouissances du genre, on évite les flêches et surtout la grosse boule mais tout est bien qui finit bien on en ressort vivant (sinon pour le parc c'est pas vendeur).
Et le mieux, c'est quand on est à la place du conducteur, les mains agrippées au volant !
Ca j'aime ! Alors on l'a refait, et rerefait et rererefait, et...
Journey to the Center of the Earth est une autre attraction phare du parc. Elle se trouve à Mysterious Island une impressionnante île volcanique où l'on retrouve l'imposant Mont Prometheus visible depuis tout le parc.
Encore une fois, ils ont mis le paquet sur la thématisation. L'entrée de l'attraction se fait par une grotte sous le volcan. Avant de pouvoir embarquer à bord de la "foreuse tout terrain" il nous faut emprunter un ascenseur où il fait très chaud et qui nous descend très vite jusqu'au centre de la terre.
Et c'est joli le centre de la terre. C'est plein de cristaux et de pierres précieuses, d'étranges champignons et...et...il y a aussi un gros monstre de lave qui n'a pas l'air sympa du tout alors la "voiture" accelère et ça va vite vite vite et après un bref et expéditif retour à l'air pur, nous retournons à la base par les sous-terrains.
Juste à côté se trouve une autre incroyable attraction : 20000 Leagues Under the Sea. Rien à voir avec Les Mystères du Nautilus de Disneyland Paris où l'on visite à pied le Nautilus et où on trouve ça joli mais où une fois arrivés au bout, on se demande où est la vraie attraction ?
Donc là pour le coup, c'est une vraie attraction.
Par groupe de 6, on nous fait monter dans de petits sous-marins d'où nous pourons explorer les profondeurs de l'océan par un hublot. C'est parti, blub blub blub, ça fait des bulles sur le hublot, on voit tout flou et déformé, pas de doute nous sommes sous l'eau. Et que de surprises dans ce monde sous-marin ! Y'a des créatures toutes euh...mignonnes, qui se cachent au début mais qui finiront par s'habituer à nous. Y'a aussi des créatures moins mignonnes, comme cette pieuvre géante qui nous attaque et ça fait peur un coup de tentacule dans le sous-marin !
Mais quand même, c'est petit un sous-marin. Faut pas être claustro hein ! Surtout qu'en plus sous l'eau comme ça...
Pas tout à fait sous l'eau en fait. C'est un trucage. J'y ai cru la première fois.
Merci de ne pas vous moquer et de trouver ça mignon plutôt, cette naïveté face à la magie Disney. Je voudrais bien vous y voir moi! Oui, bon sauf que ça compte plus maintenant que je vous ai prévenus...
Voilà pour les grosses attractions du parc. Je ne vais pas tout passer en revue mais je voudrais en citer 2 ou 3 autres quand même.
A Lost River Delta, à côté d'Indiana Jones, on peut trouver l'attraction Raging Spirit. C'était fermé quand j'y étais allée il y a 3 ans. Là j'ai eu l'occasion de l'essayer et bon, ça casse pas 3 pattes à un canard. C'est un petit coaster à looping sans grand intérêt ressemblant beaucoup à notre Indiana Jones et le Temple du Péril français.
Arabian Coast, c'est super joli. Chaque fois je suis impressionnée de voir comme chaque port est immense. Rien que cette partie-là, j'ai l'impression que c'est aussi grand que nos Walt Disney Studios tout entiers !
C'est là que se trouve l'attraction Sindbad's Storybook Voyage, un petit voyage en bateau à la It's a small world qui n'a l'air de rien comme ça mais qui s'avère en fait être une belle réussite tellement tous les petits automates s'animent avec une réalisme saisissant.
A Port Discovery, on trouve l'attraction Strom Rider. C'est un simulateur genre Star Tours mais en plus gros, grâce auquel on peut voyager au cœur d'un orage. Non sans risque bien évidemment, jouer avec les intempéries c'est rarement une bonne idée...
Mais moi, ce que je préfère à Tokyo DisneySea, c'est The Mermaid Lagoon, le pays de la petite sirène.
Aucune attraction innovante ou à sensations ne s'y trouve. Il s'agit essentiellement de petits manèges pour enfants et de décors, avec notamment Ariel's Playground, une aire de jeux sur le thème de la Petite Sirène, mais c'est tellement joli... Je pourrais y rester des heures !
Regardez à quel point ça me remplit de joie de retrouver ce royaume sous-marin !

(Ca manquait de jumping pics !)
Mais à défaut d'attraction inoubliable, c'est dans cette partie du parc que se joue l'un des plus beau spectacle au Mermaid Lagoon Theater.
Vous l'aurez deviné, il s'agit d'un spectacle mettant en scène la petite sirène. Une actrice jouant le rôle d'Ariel est accrochée par la taille à un trapèze, et vole et virevolte au dessus de nos têtes donnant ainsi l'impression de nager sous l'eau. Accompagnée de ses amis Polochon et Sébastien (des personnages animés par des marionnettistes) elle devra affronter la terrible Ursula et je n'utilise pas le mot terrible juste dans un effet de style ! Comment vous décrire Ursula ? Elle est représentée ici par une gigantesque tête animée comme doivent l'être les masques/personnages de la comédie musicale Le Roi Lion. Mais en énorme. Et 4 autres marionnettistes s'occupent d'animer ses tentacules. Effrayemment réussie !
Et pour satisfaire la groupie dans l'âme que je suis, après le spectacle, nous avons pu rencontrer Ariel avec qui j'ai eu beaucoup d'affinité!
J'ai eu l'occasion de voir un autre spectacle au cours de cette journée. Au Broadway Music Theatre. Voilà un nom qui fait rêver...
Il y a 3 ans j'y avais vu un spectacle intitulé Encore! reprenant tout un tas de grand classique des comédies musicales, de West Side Story à Cats en passant par Evita. Forcément, ça me parlait ! Je pensais revoir ce spectacle mais non, il a été remplacé par un autre : Big Gang Beat.
J'étais un peu déçue, le jazz, c'est pas trop mon truc mais bon. Et en fait c'était pas mal du tout. Et assez monumental je dois l'avouer.
Sur la scène, aussi grande qu'une scène de Broadway, un véritable orchestre de jazz composé d'une douzaine de musiciens, au moins autant de danseurs/choristes et 4 chanteurs (en live bien entendu) doués pour les claquettes par dessus le marché, d'innombrables changement de costumes (avec plumes et paillettes comme j'aime) et Mickey, Minnie, Marie (je l'avais dit que c'était une super star là-bas !)et d'autres encore...
Voilà, tout ça pour un spectacle de 20 minutes dans un parc d'attractions.
Nous en France on a...Animagique.
Non mais quand même, avec Tokyo DisneySea, on tape dans la catégorie au dessus.
Comme si là-bas tout était parfait. Et regardez ce que peut donner un coucher de soleil (à 17h30, le soleil ne traine pas au Japon) sur une telle splendeur :
Finalement, à 18h, on avait fait le tour du parc. On serait bien restés encore mais l'envie nous titillait d'aller voir ce qui se passait du côté de Tokyo Disneyland. Il était possible d'acheter un pass spécial pour un accès après 18h justement. Aujourd'hui c'est calme, c'est plus judicieux de s'y rendre maintenant plutôt que de revenir pendant la Golden Week.
Nous fîmes donc nos adieux à ce que je pense être d'un des parcs Disney les plus réussis du monde pour se diriger vers le monorail et de nouvelles aventures disneyennes...
18 avril 2009
Trop tard, j'ai cliqué
Loulou et moi avons décidé sur un coup de tête de partir une semaine à Tokyo.
On a décidé ça la semaine dernière, et on part la semaine prochaine.
Mon compte en banque n'a jamais été aussi bas mais trop tard, le voyage n'est pas remboursable, on ne peut plus reculer.
Et puis comme dirait l'autre, forget regrets or life is yours to miss.
Et vous savez quoi ? Je suis folle de joie ! J'adore Tokyo ! Loulou et moi y étions allés ensemble il y a 3 ans (et lui y était retourné sans moi l'an dernier).
Ça va être l'occasion pour nous d'assister à des combats de Sumos, d'aller au marché aux poissons et de nous recueillir dans des temples.
Ah ah !
Non, c'est pas vrai.
Que les choses soient claires. Les Sumos, les poissons et les temples, rien à carrer ! Et comme les vacances c'est censé être un truc agréable, on va faire l'impasse là-dessus pour, à la place, nous amuser. A nous, ça nous semble plus logique.
Je vais enfin pouvoir retourner à Tokyo Disneysea !!!!!!! Et ça, ça me remplit de bonheur ! Retrouver ce parc unique et merveilleux après 3 longues années. Ce traitre de Loulou y était déjà retourné l'an dernier sans moi, lui. Là, il raconte.
Et puis il va m'emmener à Joypolis, un parc d'attractions Sega. Moi je connais pas, mais d'après ce qu'il en dit, ça a l'air bien fun tout comme j'aime bien.
Sauf peut-être pour le coup de la poupée géante psychopate. Et aussi pour le coup de Sadako qui se jette sur nous.
Là y'a quand même des chances pour que cette virée au Japon ne me traumatise à vie. Mais je prends le risque. J'aime vivre dangereusement.

20 janvier 2009
A consommer de préférence avant : voir sur le couvercle

Ça y est, mon passeport annuel a expiré. La fin d'une ère ?
Et non. Ils m'offraient 6 mois supplémentaires si je renouvelais. Alors j'ai renouvelé. Pour la 7ème année consécutive.
Mais je regrette presque. Pas de véritable envie d'y retourner pour le moment.
Et si je ne m'accrochais à cet abonnement que par habitude ? Par peur du changement ?
Bon, on dit qu'en 2010 je fais un break ?
22 octobre 2008
This is Halloween !
Voulez-vous voir un monde étrange où l'on aime les démons et pas les anges...?
C'est Halloween, alors je m'adapte moi ! Comment ? En me transformant en Evil Céline !
Et attention, Evil Céline n'a peur de rien. Nan. Même que dimanche, elle a rudoyé du touriste !
Je m'explique. Loulou et moi nous sommes rendus à Disneyland pour notre plongeon annuel dans l'atmosphère halloweenesque.
Nous avions très faim quand nous sommes arrivés.
Et l'entrée du Mac Donald nous est apparue comme la providence.
Mais alors qu'une ribambelle de personne sortait par une porte ouverte, deux types attendaient sur le côté pour pouvoir, eux, rentrer. Sauf qu'ils attendaient devant une autre porte qui ne demandait qu'à être ouverte de manière à ce que tout le monde puisse entrer et sortir en même temps, Loulou et moi y compris.
Le concept de la porte à tirer semblant trop subtil pour ces deux pauvres bougres, je pris l'initiative de l'ouvrir moi-même, assenant par la même occasion un grand coup de porte dans l'épaule de l'un d'eux.
Promis, c'était pas fait exprès, je pensais que ça passerait.
Mais non.
En tout cas tout le monde pouvait passer après. Enfin pas tout de suite tout de suite parce que forcément il y a eu un laps de temps où les 2 ont râlé, mécontents de s'être fait violenter de la sorte.
J'aurais pu m'excuser, c'est vrai, mais j'ai préféré lever les yeux au ciel et entrer pour enfin passer ma commande !
Parce que les gens qui glandouillent devant les portes, moi, je supporte pas ça. Un peu comme ceux qui s'arrêtent en haut (ou en bas) des escalators et/ou escaliers, ou qui n'avancent pas sur les tapis roulants ou stagnent dans les entrées et sorties des magasins, cinémas, théâtres et bâtiments administratifs.
Eux, je pourrais leur arracher la tête.
Finalement, le type qui s'est juste pris un coup de porte devrait s'estimer heureux.
La pédagogie par la violence je suis pas trop pour en règle générale, mais il arrive un moment où vraiment il n'y a plus d'autre solution... Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?
Et puis j'avais l'excuse qu'en ces temps démoniaques, je pouvais pour une fois moi aussi oublier d'être pure et innocente.
Après on est allés au parc et là c'était bien.
La grande nouveauté de cette année était la présence de Jack Skeleton et de sa copine Sally.
Pour les voir, il fallait être là pile au bon moment et ce fut exactement à ce moment là (à pile, donc) que nous les rencontrâmes.
Et à Disney c'est sympa parce que l'ambiance est plutôt décontractée. Un de leur collègue de boulot est passé leur faire un petit coucou. Oui, Edward aux mains d'argent a pu quitter le théâtre du Châtelet pour quelques instants...

Pour le reste sinon, rien de transcendant. L'abominable Witches Academy a enfin disparu laissant place à des bonhommes citrouilles plus classiques.
Mais l'ensemble est beaucoup trop light. La parade ne s'est vue agrémentée que de deux chars sur le thème d'Halloween en guise d'ouverture.
Et aux Studios, y'a carrément rien du tout.
Enfin si.
Y'a Kinoo qui fait peur à la tour de la terreur. Mais je suis à peu près sûre qu'il fait peur tout le temps Kinoo.
Mais moins que moi face à des "empêcheurs d'entrer dans le Mac Do" quand même.
02 octobre 2008
J'veux du soleil !
Dimanche, il a fait très beau.
Du coup, une grande partie de la population française s'est dit : "Tiens, si on allait à Disneyland, juste pour embêter Céline qui avait, elle, prévu d'y aller depuis longtemps, même qu'elle l'avait inscrit dans son planning parce qu'elle doit vraiment organiser sa vie sociale ces derniers temps ?"
C'est comme ça qu'à 11h du matin, on s'est retrouvés, Christelle, François, Loulou et moi, coincés derrière environ 3 milliards de voitures cul à cul jusqu'au péage du parking du parc.
Relativisons. Y'a plein de monde, c'est vrai, mais bon, Disneyland on connait, c'est pas comme si on y venait pour la première fois. Alors que faire ? La Tower of Terror : 100 minutes d'attente. Crush : 120 minutes d'attentes. Le reste ? Pas mieux.
Alors on a fini au resto Au Rendez-Vous des Stars. C'est pour ça que sur la photo on pose comme des stars (sinon c'est pas notre genre). Oui, même avec du Coca Zéro et de la pizza, on peut jouer les stars. C'est ça la magie Disney !
Comme c'était un buffet à volonté, on s'est goinfrés et après, on n'était pas bien du tout.
Aucune attraction n'étant accessible aux Studios, nous sommes allés au "Parc Disneyland". Et là, c'était pas mieux. Alors on a fait euh...pas grand chose à part fôlatrer avec les décorations d'Halloween installées très en avance et avec lesquelles on a fait des photos de mauvais goût je dois l'avouer. Mais dans de telles circonstances, on s'amuse comme on peut.
Il est 17h, on n'a rien toujours pas fait grand-chose à part Buzz et It's a small world alors on décide de retourner aux Studios qu'on suppose désertés à cette heure de la journée (ah!ah!ah!) mais où on arrive à faire quand même la Tour et Crush (et Stitch)et dieu que j'aime ces attractions !!!!!!
C'est vrai que les Studios c'est resté pourri pendant très longtemps mais maintenant, je me demande si c'est pas ce parc-là que je préfère.
Avant de partir, nous avons pris des traditionnelles photos où l'on saute, et là, des Cast Members se sont permis de se moquer de nous. Mais oh, ça n'allait pas de se passer comme ça ! Nous les guests sommes les rois chez Mickey alors ni une, ni deux, on a obligé Arnaud des Studios à poser en l'air pour une photo !
Non mais !...
24 août 2008
Inquest
Je n'ai pas encore fini de passer en revue les comédies musicales que j'ai pu découvrir à Londres la semaine dernière, mais là, il faut ABSOLUMENT que je vous parle d'un truc et vu que c'est tout frais et que mon corps tout entier me rappelle mon après-midi d'hier, je trouve que c'est le moment idéal.
Ma copine Christelle se marie la semaine prochaine et hier, nous enterrions sa vie de jeune fille. Christelle déteste les surprises ridicules et est plutôt une fille d'action. C'est donc à Inquest que nous avons décidé de l'emmener.
Pour ma part, j'étais ravie de découvrir cet endroit qui commençait à devenir un mythe. Je connaissais plein de gens qui l'avaient testé mais pas un n'avait su me décrire précisément ce qu'il s'y passait.
Du coup moi, je vais essayer de m'y coller.
Alors à Inquest, j'étais très angoissée parce que je ne savais pas vraiment à quelle sauce j'allais être mangée. Ce que j'aime habituellement dans les parcs d'attractions, c'est que je fais totalement confiance aux constructeurs des attractions et une fois coincée derrière un harnais, je sais que tout repose sur eux.
Or, à Inquest, tout repose sur...moi et mes coéquipières. Du coup c'est ça qui fait peur.
On doit donc se débarrasser de tous nos effets personnels pour revêtir une combinaison spéciale d'agent secret avec baskets assorties et porter un transpondeur au poignet (une montre qui fait bip, quoi).
Mais tandis que la fille de la vidéo de briefing porte une tenue de latex moulante hyper sexy, nous on porte un truc informe, mais il parait que c'est mieux parce qu'il faut qu'on se sente à l'aise.
Ensuite, on entre par équipe dans des sas. Une vidéo nous explique notre mission. On est là pour passer un test pour savoir, en gros, si par la suite on sera apte à sauver le monde.
Notre première mission, récolter des indices dans une salle plongée dans l'obscurité et éclairée à la lumière noire pour pouvoir résoudre une énigme. Ça va, c'était pas difficile, on a réussi.
Deuxième mission, plus physique, biper un maximum de point lumineux avec son transpondeur dans des milieux plus ou moins hostiles. Voilà comment on se rend compte qu'en fait la piscine à boules qu'on envie tant aux enfants, c'est pas si cool que ça. On y perd complètement notre équilibre et nos repères, et sortir de là demande un effort quasi surhumain (surtout quand ça bipe de partout, que le compte à rebours touche à sa fin, qu'on se croit dans Fort Boyard et que vite vite il faut sortir !!!!). Du coup j'ai beaucoup ri et crié et cru que j'allais mourir.
Troisième mission, très reposante comparé à celle qu'on vient de vivre, répondre le plus vite possible à un questionnaire de culture général (où on a cartonné) et de culture musicale (où on a moins cartonné mais vous savez, vous, sans Internet sous les yeux, combien de frères a Madonna?).
Quatrième et dernière mission, le bouquet final. Nous devons nous équiper d'un harnais de sécurité, suspendu à un rail, pour franchir une série de parcours à 12 mètres de haut. Ce que je redoutais le plus. Et pourtant, j'ai trouvé ça hyper fun.
Je ne me suis pas posé de questions, j'y suis allée.
Bon, mon 1,63m n'a pas toujours joué en ma faveur. Quand il a fallu enjamber des cordes en marchant sur un câble, je suis un peu restée coincée et Christelle a du venir me sauver avant que je ne trouve la bonne technique et quand il a fallu s'accrocher à des câbles placés un peu trop en hauteur à mon goût, j'ai du faire presque tout le parcours sur la pointe des pieds. Oui, à 12m du sol et sur des petites planches, même qu'il y avait des grands écarts entre certaines.
Il y avait aussi un parcours qui passait au-dessus de l'entrée d'Inquest, là où les gens glandouillent en buvant un verre et ne trouvent rien de mieux, alors qu'on est hyper concentré à jouer les Spider(wo)man, que de nous accoster...

(Tiens ben c'est sur celui-là que Christelle a du venir me sauver.)
Même si on regrettera une fin de mission un peu brutale, l'ensemble est super bien ficelé, l'ambiance opération-commando est au rendez-vous avec sans cesse pour se rendre d'un endroit à un autre les échelles à escalader, les tunnels entièrement dans le noirs où se glisser, et d'autres structures où se hisser...
Mais on ne ressort pas d'Inquest indemne. Je suis rentrée avec un ongle cassé, des courbatures dans les bras et des bleus partout sur le corps.
Mais bon c'est pas grave, c'est pas comme si je devais porter une jolie tenue toute légère samedi prochain...
Plus d'info sur www.inquest.fr.



































































