02 septembre 2009
Priscilla Queen of the Desert
J'ai vu Priscilla Queen of the Desert - the musical ,il y a 13 jours maintenant.
Pas moyen depuis de trouver 5 minutes pour en parler. Enfin, 5 minutes si, sauf que c'est loin d'être assez! Et comme en plus demain c'est la rentrée, c'est pas près de s'arranger.
Alors ce soir, je me fais violence et m'y colle.
Parce que Priscilla le vaut bien!

J'ai pu découvrir dans la comédie musicale tout ce que j'avais été déçue de ne pas trouver dans le film. Alors que j'en avais un souvenir plutôt mélancolique et désabusé, la comédie musicale, elle, claque!!!
En gros, pour reprendre la formule de Clémence, Priscilla, c'est un Wicked gay!
Un véritable déluge de plumes, strass, paillettes, talons, fard, gloss, frous-frous, vinyl et lycra, avec des drag-queen dedans, ou pas, c'est selon, parfois même il est difficile de définir qui est quoi!
Ça n'arrête jamais, jamais, jamais et tandis que dans le film les numéros des trois drag-queens tombent régulièrement à plat sans trouver leur public, ici, ils sont systématiquement accompagnés d'une armée de performers bling-blig. Alors même si l'histoire est quasiment identique et les autochtones toujours aussi réticents (remplacer Abba par Kilie Minogue, ni changeant rien), la salle est quant à elle conquise!
Et pourtant, avant même que le spectacle ne commence, c'est par une grande déception que commença la soirée. Oliver Thornton, censé interpréter le rôle de Felicia/Adam , sera remplacé ce soir-là. Alors que la tête d'affiche étant Jason Donovan, vous devez vous demander pourquoi c'est cette absence-là qui me chagrinait autant. Voilà pourquoi: c'était lui le Mark hyper sex de l'affligeant Rent Remixed.
Je me faisais donc une joie de retrouver son adorable...frimousse. Et le reste.
Mais non. C'est Matthew Cole qui endossera le rôle ce soir-là. On finira quand même par lui pardonner, parce que sous ses airs de stage door geek, c'est carrément une bombe!!!

Mais comme d'après les garçons, Oliver Thornton est encore plus grrrrrrrrr, voilà une raison légitime d'y retourner pour vérifier ça.
Et pas plus loin que le 5ème rang bien sûr, parce que si le show est phénoménal, la salle n'est malheureusement pas du tout adaptée. J'ai rarement vu un espace scénique aussi bien occupé. Une grande partie de l'action se déroule très très en hauteur et si à 60£ la place à ces moments précis on a vue sur le balcon juste au dessus de nos têtes c'est quand même un peu dommage. Et je doute que les télés de rappel réussissent à contenter qui que ce soit.
J'ai toujours pensé qu'on ne mettait jamais trop de paillettes dans sa vie. Priscilla est donc un excellent moyen de faire le plein glitter. Et de tubes disco. Et de pop music! ;-D
25 août 2009
Blood Brother
Si notre séjour londonien s'est achevé sur une note ultra positive, on ne peut pas franchement en dire autant du début des festivités. Bon j'exagère un peu. C'est toujours sympa un début de séjour avec les copains. C'est juste le show qu'on a vu qui était tout pourri!

Et ce show tout pourri, c'était Blood Brother.
A l'affiche depuis plus de 20 ans, on s'était dit qu'on passait sûrement à côté de quelque chose.
Voyons rapidement de quoi ça parle: 2 frères jumeaux qui sont séparés à la naissance et qui se retrouvent.
Hummm, un drame semble-t-il. Vu le thème abordé et le succès que cette pièce rencontre, ça doit être poignant comme il faut.
Soyons fous, allons voir!
Mrs Johnstone est une mère célibataire qui fait le ménage chez une bourgeoise pour nourrir sa tripotée d'enfants. Mais voilà, Mrs Johnstone est (encore) enceinte, de jumeaux cette fois. Une bouche supplémentaire à nourrir, elle y arrivera, mais deux... Qu'importe, sa patronne, quant à elle, tente de tomber enceinte sans succès. Mrs Johnstone lui en filera un des siens. (Sauf que des jumeaux, dans la plupart des cas ça se ressemble beaucoup. S'ils habitent tous à quelques rues les uns des autres, ça risque de finir par se remarquer. Sauf que non, ouf on l'a échappé belle, se seront des faux jumeaux - plus facile pour la casting du reste.)
La bourgeoise trouvera finalement un peu lourd que la vraie mère de "son" fils soit si physiquement proche et la renvoie.
Et bien pour mettre en place tout ça, il aura déjà fallu une petite demi-heure!
8 ans plus tard, les 2 frères Mickey et Eddy se rencontrent par hasard et deviennent amis pour la vie (et sans la magie facebook). Voilà comment remplir une autre demi-heure.
Jusque là, ça semble pas si dramatique que ça, bien au contraire.
D'une part parce que les rôles des gamins sont interprétés par des trentenaires (qui joueront les rôles des mêmes protagonistes une fois adultes, soyons cohérents!), ce qui fait osciller les scènes entre ridicule et second degrés.
D'autre part, parce que des fois qu'on comprendrait pas tout par nous-même, un narrateur vient enfoncer le clou. Mais il surjoue tellement le côté "attention ça va être tragique" qu'on ne sait plus s'il est plutôt proche des Robins des Bois ou de Pierre Bellemarre.
Et était-ce vraiment nécessaire? La mise en scène, même mauvaise, parlait d'elle-même. De plus la narration était déjà largement assurée par le personnage omniprésent de la mère.
Place maintenant à l'acte 2 où là par contre il va falloir s'accrocher.
Les deux familles déménagent. Au même endroit forcément.
Vers l'âge de 14 ans, les garçons se retrouvent. Très vite, ils ont 18 ans. Mickey se marie avec la fille qu'il a mise enceinte. Puis il perd son travail, commet un délit et finit en prison. Puis il en sort, mais est devenu accro aux antidépresseurs, ce qui n'est pas du goût de sa femme, qui cherche du réconfort auprès d'Eddy. Mais Mickey l'apprend, ça l'énerve et il veut tuer son ami. Sa mère tente de l'en empêcher, mais il a déjà son revolver braqué sur lui. Elle lui annonce alors qu'ils sont frères. Sous le choc il sursaute et le tue accidentellement, tandis qu'un policier, qui lui aussi avait dû sursauter, tue Mickey à son tour. Fin de l'histoire.
Donc en fait si, c'est bien un drame. Mais un drame raté. Parce que l'histoire bon, j'aurais pu l'écrire, mais si au moins elle avait été portée par un peu d'interaction dans les chansons, des chœurs, des thèmes repris (et pas seulement celui de "Marylin Monroe", horripilant à la fin)...
Mais non rien.
Après le problème venait peut-être de nous. Parce que malgré tout à la fin, toute la salle était debout et en larmes.
En particulier ceux qui pendant tout le spectacle avaient fait crépiter leurs sachets de bonbons et paquets de chips, avaient déchiré l'étiquette de leur bouteille d'eau ou réduit en miettes leur gobelet en plastique.
A juste vouloir suivre la pièce, nous sommes sûrement passés à côté d'une grande partie de l'entertainment.
24 août 2009
Billy Elliot
Me voilà de retour d'un (bien trop court) séjour à Londres au cours duquel j'ai eu l'occasion de voir quelques comédies musicales: du nouveau comme du déjà vu, de la valeur sûre comme du moins évident, de l'excellent comme du moins bon.
Et même si c'est par celui-là que c'est achevé notre séjour, j'ai envie de commencer par le spectacle qui m'a fait le plus d'effet.

Billy Elliot, ça ne m'avait jamais tentée plus que ça.
Même le film je ne l'avais jamais vu. Je ne l'ai découvert que cet été, justement parce que j'avais pour projet d'aller voir le show pendant ce séjour.
Et le film m'a plutôt plu.
La pièce, quant à elle, m'a bouleversée.
Et pourtant on m'avait prévenue. Denis me l'avait décrite l'an dernier comme l'une des comédies musicales les plus prodigieuses du moment. En février, Clémence la découvrait et la faisait entrer directement dans son top 5 (même s'il reste globalement indéfini). Même les Tony Awards ont tenté de me mettre la puce à l'oreille en lui décernant pas moins de 10 récompenses.
Il aura fallu que je sois assise au premier rang du Victoria Palace Theatre en ce samedi 22 août pour comprendre tout ça par moi-même. Et il n'aura pas fallu longtemps.
3 minutes après la scène d'ouverture, je suppliais Clémence de m'attraper mon sac à main afin que je m'approvisionne en kleenex...
Mais pourquoi une réaction aussi intense de ma part?
Peut-être que le fait de voir autant de gamins sur scène si jeunes et si doués, pour une instit en mal d'enfant depuis un mois et demi, représentait une énorme charge émotionnelle.
Peut-être que les histoires de mineurs qui triment pour tenter de faire survivre leur famille, ça parle à une fille du nord.
Ou peut-être que simplement, les ballets, les chœurs, l'humour et l'émotion sont des éléments qui, réunis, parlent à une fille comme moi.
Et pour une fois, ça me changeait de voir un spectacle vraiment émouvant, où le cœur se serre et la gorge se noue (et pas un truc où on joue au loto dans un cabinet d'avocat, ni un truc ou on s'habille en tenue disco en chantant du Abba, ni un truc où ça fourmille de drag-queens, de plumes et de paillettes).
Et ça faisait du bien. (Même si je suis la première à acclamer les diverses situations su-citées.)
Pour une fois, je suis restée sans voix à la fin du spectacle. Debout mais muette.
Je ne me remettais pas de ce à quoi je venais d'assister.
Et puis de toute façon, est-il vraiment sain de s'égosiller telle une groupie en furie face à un gamin de 14 ans, tout aussi époustouflant soit-il? Mais c'est vrai que notre Billy (Tanner Pflueger pour notre représentation) était parfait en tout point. Il jouait juste, chantait juste et avait une parfaite maîtrise de son corps. A seulement 14 ans!
Mais les autres n'étaient pas en reste. George Mayock, 12 ans, jouait le rôle de Michael, l'ami de Billy visiblement plutôt attiré par les garçons et les robes de sa mère... Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un enfant puisse avoir autant d'aisance sur scène et mettre autant d'ambiance en chantant, dansant et faisant des claquettes!
Quant aux gamines du cours de danse, elles excellaient dans leur imperfection. Telles de vraies gamines dans un vrai cours de danse dans une salle de sport de village.
Allez, mon challenge pour 2009-2010, je monte Billy Elliot avec les CE2! Une version courte. Ou quelques extraits. Quelques phrases?
Bon ok, je me contenterai de Old Mac Donald had a farm...
18 août 2009
J'adore de Dior

16 août 2009
Chance!, demain j'arrête.
Bon, j'avais dit que j'y retournerais mardi, alors j'y suis retournée. Ça, c'est normal.
Là où j'ai peut-être un peu exagéré, c'est que j'y suis encore retournée mercredi.
Ouais, Chance! 3 fois de suite.
Mais c'est pas trop? Non.
Et c'était bien? Oui.
T'es pas un peu ravagée? Si.
Mais c'est pas toujours la même chose? Et bien non, justement!
C'est ça qui est bien avec Chance!. Comme un nombre incalculable d'artistes joue chaque rôle en alternance (bon en y mettant un peu du sien, ça doit bien être calculable quand même, mais je trouvais que ça sonnait bien dans la phrase), on assiste chaque soir à un spectacle différent. Avec souvent de bonnes surprises et d'autres fois des surprises encore meilleures!
2 cas sur lesquels il me semble bon de s'attarder: Hervé Lewandowski (découvert mardi dans le rôle d'Etienne, à la fois candide et hystérique, et qui nous a déclenché d'incontrôlables fous rires) et Julie Wingens (une des raisons qui nous a poussées à revenir une 3ème fois parce qu'on voulait découvrir sa Nina Fleuri et que ça aurait été dommage de passer à côté d'une Nina si jolie, douce mais aussi rigolote - trait de caractère qui manquait peut-être aux autres interprètes du rôle que j'ai pu voir jusqu'à présent).

Je ne reviendrais pas sur le cas Eric Jetner déjà développé ci-dessous. Loin de moi l'idée de l'effrayer et qu'il me confonde avec le fan psychopathe du film Bodyguard.
Mais voilà, Chance!, 4 fois en 3 mois dont 3 en 5 jours, je crois que je suis vaccinée pour un petit moment.
Même si, bien entendu, je ne suis pas complètement à l'abri d'un besoin irrépressible de me rendre au Palais des Glaces en cas d'heureux changement de casting.
Encore faudrait-il en trouver le temps...
10 août 2009
L'histoire du coursier chanceux

Eric Jetner, c'est quand même un sacré petit veinard!
En ce samedi 8 août, alors qu'il interprétait pour la toute première fois le rôle du coursier dans la comédie musicale Chance!, il a pu bénéficier du soutien incontestable d'une admiratrice à l'enthousiasme plus que remarquable.
Et je dois avouer que moi, sur ce coup-là, j'ai été assez chanceuse aussi.
De passage à Paris pour quelques jours, il était convenu que j'aille voir Chance!, parce que d'une part c'est la seule comédie musicale qui se joue actuellement et que d'autre part j'avais très envie de la revoir parce c'est carrément sympa, Chance!!
Mais lundi, qu'apprends-je??? C'est Eric Jetner qui, ce samedi, interprètera le rôle du coursier sex-symbol!!!
Eric Jetner!!! Le même qu'en novembre dernier je trouvais tout mignon tout mignon. Souvenez-vous, là.
Comme je ne suis pas du genre à me réjouir qu'une rivale empiète sur mon territoire, si vous suivez un peu, vous aurez bien compris que la groupie en question, c'était moi.
En revanche, impossible que les spectateurs présents ce soir-là soient passés à côté tellement ma subtilité laissait à désirer.
En même temps, comment ne pas saisir la formidable perche que me tendait malgré lui Franck Vincent?
A la fin du spectacle, il salua dans un discours les débuts particulièrement réussis d'Eric.
Formidable!, qu'il a dit. Oh oui, formidable!, j'ai confirmé. Tout fort. Alors que tout le monde avait cessé d'applaudir. Ça a quelque peu déconcerté M. Vincent qui m'a demandé ce qui m'arrivait alors je lui ai répondu que rien, que j'étais juste ravie, parce que c'est vrai quoi Eric Jetner dans un vrai rôle où il chante sur le devant de la scène (et danse et accessoirement se dévêt un peu), ben ça m'a drôlement mise en joie!
Eric parut plutôt étonné. Ben oui, contrairement aux 3/4 du théâtre musical parisien, lui, il ne me connait pas.
Par Chance!, le mal est réparé. Voilà un spectacle qui n'a jamais aussi bien porté son nom!
Et Franck Vincent ayant expressément demandé à toute la salle de revenir et d'emmener des amis, je me suis un peu sentie obligée. Du coup, mardi, j'y retourne!

30 juillet 2009
Naked Boys Singing

Comme son nom l'indique, Naked Boys Singing est une comédie musicale mettant en scène des mecs à poils qui chantent.
Voilà un titre trop aguicheur pour être honnête, mais détrompez-vous, on ne nous ment pas sur la marchandise.
Donc en clair oui, on voit leur zoute. Pendant tout le spectacle.
En ce qui concerne l'histoire, ben, c'est des mecs, à poils, qui chantent que la nudité c'est cool! Fascinant, non?
Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai eu l'occasion d'appréhender ce spectacle qu'en DVD.
Mais une production britannique joue actuellement à Londres. Et devinez quoi? Je me rends justement à Londres dans 3 semaines. Et ça jouera toujours. Mais à 21h30. Et entre Priscilla, Queen of the Desert, le Rocky Horror Picture Show interactif (et en anglais cette fois), impossible de le caser. Et après, fini, ils remballent leur matériel.
Je crois en fait qu'une force surnaturelle m'interdit la nudité. Souvenez-vous, le Cabaret des Hommes Perdus, je ne l'ai découvert qu'après ils aient changé de théâtre et rhabillé Jérôme Pradon. Le même Jérôme Pradon que j'ai raté à Avignon alors qu'il s'y produisait, nu encore, tous les soirs.
Et Hair, au Trianon, que j'avais vu lors des premières représentations alors que Fabian Richard arborait un abominable string couleur chair à la fin, qu'il a fini par abandonner les représentations suivantes.
Et l'Eurovartovision, j'y étais pas non plus quand la gagnante a surpris tout le monde en interprétant sa chanson en tenue d'Eve.
Vous voyez, moi je vois personne tout nu. Bon, que mes amis n'y voient pas là une quelconque sollicitation. J'aime bien garder un peu de mystère quand même.
Mais voilà, il semblerait que je sois condamnée à rester pure et innocente. Et si tel est mon destin, je suis prête à me sacrifier.
Je ne peux pas en dire autant de deux autres.
Manu et Romaric vont aller voir Naked Boys Singing eux. Et attention, ils ont même payé leur place 7£ de plus pour être "bien placés" parce que, dixit Romaric "je veux pas avoir besoin de jumelles pour les voir"...
Je pourrais bien leur demander de me raconter. Mais je ne suis pas sûre de vouloir avoir ce genre de discussion avec eux.
Tant pis, je me rabattrai sur mon DVD au casting fort intéressant. Je sourierai bêtement devant le Perky Little Porn Star dont je vous aurais bien mis une vidéo, mais elle a été virée de youtube.
Je peux toujours vous mettre la vidéo du trailer, c'est pas terrible mais c'est tout ce qu'on a à se mettre sous la dent légalement. Pour en voir plus, il faut soit acheter le DVD, soit faire un saut à Londres, comme ces deux pervers de Manu et Romaric.
28 juillet 2009
Aimez-moi!
De toute façon c'est pas possible autrement.
C'est pas les 10 cm de résine les plus adorables que vous ayez jamais vus?
26 juillet 2009
J'ai une Sybarite! Bis

23 juillet 2009
Et si ça s'était passé comme ça?

Elle Woods et Dicky se seraient découvert une passion commune pour les chihuahuas.
Mimi se serait dangereusement rapprochée de l'Epouvantail.
Elphaba aurait trouvé en Mark Cohen une bonne raison de se sociabiliser.
Et Sandy et Eponine auraient pu médire sur les grands moyens employés par Sally Bowles pour impressionner un barman gay.

