Ajoutez un peu d'eau !

Les obsessions d'une fée en poudre

10 novembre 2009

Une main sur l'Occident, le coeur en Orient et mon cul au ciné

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Vous le savez tous, la grande spécilité  de notre cher Kamel Ouali était de systématiquement remplacer ce qui aurait dû être un véritable orchestre par de simples bandes son dans chacun des spectacles sur lequel il a pu travailler. Après tout, si lui trouve que c'est suffisant et que l'époustouflanticité de ses chorégraphies (mais l'absence de mise en scène....) fait le reste, pourquoi pas?
Mais attention, voilà qu'il va encore plus loin. Cette fois, pas d'orchestre, mais pas de scène ni d'artistes non plus.
Parce que c'est sur grand écran que nous aurons tous la joie de (re)découvrir cette comédie musicale grandiose et colorée (dixit le magazine du ciné) le 20 novembre prochain dans les cinémas CGR, filmé en direct de...nulle part en fait puisque comme on pourra la voir à 18h, 19h45, 21h15 et 22h15, c'est juste qu'au final ils vont nous passer le DVD, 4 fois dans la même soirée.

Néanmoins, cette solution comporte quelques avantages non négligeables.
Tout d'abord le son. Au Palais des Sports, les voix des chanteurs sortaient de quelque part sur la gauche. J'ose espérer que dans un cinéma les choses seront différentes. J'ai vu Fame hier, le son était bon. Et comme je n'ai pas envie d'être désagréable, je me contenterais de cette seule critique à propos du film.
Ensuite, il y a des chances que se soit filmé d'un peu plus près que de là où j'avais pu le voir, du fin fond de ma...catégorie 1.
Et le tout pour presque 5 fois moins cher!!! Et sans les ouvreuses aux abois.
Bon, c'est quand même 14,70€, mais à ce prix, dans les CGR, on a le pop-corn gratuit. Il faut le ramasser par terre et comme le ménage n'est pas souvent fait, pas sur qu'il date du film d'avant mais quand même, il y en a plein et c'est pour rien. Enfin c'est comme ça au CGR de chez moi, hein. Après je ne peux pas trop me prononcer. Mais j'aimerais vos avis à vous les gens de Tours, Blagnac ou Brive-La-Gaillarde.

Mais le pire dans cette histoire, c'est que je n'ai rien de prévu le 20 novembre prochain. Et je me souviens avoir beaucoup ri quand j'avais vu le spectacle en janvier dernier. Pourtant je n'arrive à me remémorer quasiment aucune scène. Alors irai-je me rafraîchir la mémoire ou attendrai-je le jour où le DVD sortira et sera à 4,90€ comme pour Cindy 2002?

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14 octobre 2009

Vilaines Filles, Mauvais Garçons

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Plus le temps passe, et plus j’assiste à des spectacles dans des endroits exotiques. Hier soir, c’est sur une péniche que j’ai pu découvrir le nouveau spectacle de Stéphane Ly-Cuong, Vilaine Filles, Mauvais Garçons, basé sur les chansons du répertoire de Serge Gainsbourg.

Et la pièce fut tout aussi réjouissante que l’idée d’y assister ailleurs que sur la terre ferme.

Sans vraiment correspondre à ce que j’aime habituellement dans le théâtre musical (à savoir des personnages clairement définis, un début, un milieu et une fin dans l’histoire et des chansons originales), et n’étant pas non plus une adepte de Gainsbourg, Vilaine Filles, Mauvais Garçons m’a pourtant permis de passer une exquise soirée.

Peut-être parce qu’en fait, Gainsbourg, c’est pas si mal que ça. Je me suis rendue compte que je ne connaissais pas les ¾ des chansons.

Vous connaissez ce jeu, Shabadabada ? Où on tire une carte avec des mots et il faut trouver le plus de chansons possibles contenant les mots proposés. Un jour, j’y ai joué contre Stéphane (entres autres). Au fond de moi, je pensais, non pas gagner, mais au moins lui tenir tête. Et bien je me suis faite écrasée. Littéralement. Mais maintenant je comprends mieux. Des chansons sorties du fin fond de je ne sais où, il en connaît plein. Et pas que de Gainsbourg. Il met aussi en scène Vanessa Hidden dans C’est toujours ça de pris. Ben là pareil, allez faire un tour du côté de l’Atelier Montmartre un mercredi soir. Vous verrez que vous ne connaîtrez aucune des chansons proposées. Alors pour ce qui est de l’affronter dans un Shadabadaba

Mais ce qui fait que le spectacle fonctionne aussi bien, c’est que les artistes présents sur scène sont des gens qu’on aime voir, enfin que moi en tout cas, j’aime voir. La douce Julie Wingens, l’intimidante Isabelle Lardin-Huynh, l’exubérent Olivier Ruidavet, l’enchanteur Cyril Romoli et… Dan Menasche. Si le projet de Stéphane était d’élever Dan Menasche au rang de sex symbol et bien c’est réussi ! Amoureux transit, timide, perdu, les yeux malicieux et le sourire enjôleur, comment lui résister ?

Si vous avez raté le spectacle tant pis pour vous. Parce que l’éventuelle séance de rattrapage vient en fait tout juste de se terminer. Ils ne jouaient que 3 soirs. Néanmoins, je vous ai donné mon avis sur la question. Même si je sais qu’hier soir j’ai dit à plein de monde que non je n’écrirai pas de critique car mon blog est en vacances pour cause de surmenage et de panne d’inspiration. Il faut croire que c’est revenu. Un peu.

Mais moi j’ai quand même besoin de vacances. Heureusement, elles arrivent. Encore 11 dodos!!!

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07 octobre 2009

Zorro, chéri chéri, même en négatif t'es positif.

Zorro, vous en avez entendu parlé non ?

Oui mais non, bien sûr, pas  un cavalier qui surgit hors de la nuit, tchouk, tchouk, tchouk, d’un Z qui veut dire Zorro . Pas ce lui-là. Enfin si, celui-là mais pas la version série télé Disney qui a 50 ans. Non, la version comédie musicale qui va bientôt investir les Folies Bergère avec Laurent Ban dans le rôle titre.(Et là je ne résiste pas à l’envie de vous mettre en lien ce post de ma chère amie Yvonne.)

Bref, une nouvelle comédie musicale à l’affiche, vous devez sans doute vous dire « voilà qui va réjouir notre chère Poudre de fée ! ».

Mais en fait non, pas tant que ça.

Déjà, Zorro, ça a jamais été mon truc plus que ça. A la sortie de la série, je n’étais même pas une lueur lubrique dans le regard de mes parents, eux-mêmes pas en âge d’avoir des lueurs lubriques dans le regard de toute façon. Problème générationnel.

Et ça a beau avoir êté rediffusé dans Disney Channel sur France 3 dans les années 80, moi, c’était surtout Winnie l’Ourson qui m’intéressait.

Vous remarquerez que 25 ans plus tard, les choses n’ont pas beaucoup changé.

Bref, toujours est-il que Zorro même en version la comédie musicale ne provoque pas chez moi un élan d’enthousiasme mirobolant, même s’il a pu rencontrer un succès significatif outre-Manche. Mais plus que le sujet plutôt bof, voilà ce qui, moi, m’a achevée :

Ce sont les Gypsy Kings qui signent la musique du spectacle, de leurs plus grands tubes.Les Gypsy Kings !!!

S’il y a bien un style de musique que j'abhorre, c’est ça, c’est les Gypsy Kings . Non pas que ça m’intéresse pas ou que j’aime pas trop. Non, je déteste carrément. A choisir, je préfèrerais me coincer la tête dans une portière de voiture plutôt que d’avoir à subir Djobi Djoba. 

Donc là c'est trop.Un type avec une cape qui danse le flamenco sur Bamboleo, ça va vraiment pas le faire.

Après c’est dommage parce que je suis plutôt ouverte comme fille. (Les Gypsy Kings mis à part j’entends.)

Même si je préfère généralement les spectacles où les chansons ont été écrites exprès.

Encore que pour Zorro, il y a bien une chanson que j’aurais aimé y trouver et qui même m’aurait poussée à venir voir le show dès la première représentation et en payant plein pot.

C’est celle-là, tube assez peu connu et qui pourtant a bercé ma tendre enfance : Je chante parce que je t’aime! Époque Disney Channel d’ailleurs !

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Vous noterez la richesse du vocabulaire et la subtilité du texte. Et si vous aussi vous vous demandez qui est Douglas Fairbanks (mystère que j’ai résolu il y a quelques semaines seulement), voilà, c’est lui :

 

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 J'en conclus donc que Laurent Ban ne sera sûrement pas le genre de Douchka...

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30 septembre 2009

Un timing parfait

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J'ai eu peur de tout gâcher.
10 fois, je l'avais déjà vu 10 fois, avec une dernière en apothéose où ils jouaient tout près de chez moi, le jour de la Saint Valentin, pour finir dans mon canapé.
Mais Le Cabaret des Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça. Pas moi.

Quoiqu'un lundi, à Paris, c'était pas gagné. Comment caser un aller/retour pour Paris après 16h30 le lundi et avant 8h20 le mardi, sans passer par la case voiture/autoroute/tarés de Parisiens au volant/stationnement compliqué?
Et bien grâce à un tout petit détail: la représentation débutait à 20h. S'ils ont moins de 30 minutes de retard, je réalise par un rapide calcul que je pourrais quand même assister au spectacle.
En m'échappant tout de suite après la classe, en sautant dans le train à 45 km de là puis à la fin du show me sauver très très vite pour attraper le dernier train de la journée.
Bien sûr, je devais tenir compte des risques encourus par une telle escapade. Celui de rater le train à l'aller, de devoir quitter la salle si le spectacle trainait trop pour ne pas rater mon train au retour et pire, celui de ne pas pouvoir embrasser mes Hommes Perdus préférés.

Mais le dieu de la comédie musicale veillait sur moi. Je suis arrivée à la gare avec un peu d'avance, j'ai pu intercepter toute la troupe avant le spectacle, j'y ai retrouvé des copines, j'ai vu le show en entier et ai même eu droit à un petit supplément de David juste avant de m'envoler vers la gare du Nord où j'ai eu mon train sans problème, et sans retard, à l'aller comme au retour.

C'était la dernière. Même si ça fait déjà 3 fois que c'est "la dernière". Mais il parait que cette fois c'est la vraie. Et j'y étais. Et je n'ai pas tout gâché. C'était parfait.

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17 septembre 2009

Le Cabaret des Hommes Perdus, ça faisait longtemps...

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Ils reviennent!!!!
Mais pas pour de bon.
Juste pour une soirée. A Paris forcément. Et un lundi.
Du coup je pourrais pas y aller.

Sauf que j'y vais quand même!!! Franchement, mes Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça! Alors je vais galérer, courir pour attraper le train, angoisser s'ils ne commencent pas à l'heure et pester de devoir me sauver très vite après le spectacle mais c'est mieux que de me morfondre toute seule à la maison pendant que le tout Paris assistera à mon (presque) spectacle préféré du monde.
De toute façon ils ne peuvent pas jouer sans moi, ça n'a pas de sens.

Ça se passe donc le 28 septembre prochain au Bataclan, pour les 20 ans d'Act Up (une association de lutte contre le sida) et les places (qui n'ont jamais été aussi chères, 43€, mazette!) sont en vente sur fnac.com.

J'hésite un peu à vous mettre la bande annonce. Voilà 2 ans que ce blog me sert de propagande pour La Cabaret des Hommes Perdus et je trouve que je me défend pas mal dans ce rôle. Or, la bande annonce officielle n'est, à mon humble avis, pas à la hauteur. Trop courte, peu évocatrice et où l'on cite David Macquart tout en montrant Jérôme Pradon. C'est pas sérieux ça!!!
Bon, je la mets quand même parce que voilà...

Allez, encore 11 dodos.

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08 septembre 2009

Sing-a-long-a Rocky Horror Picture Show

The Rocky Horror Picture Show.
29 ans que je menais une existence paisible, n'ayant approché cette œuvre que de très loin.
Mais voilà quelques mois qu'elle s'immisce régulièrement et dangereusement dans ma vie.

Je me demande maintenant si cette existence que je croyais paisible n'était-elle pas en fait plutôt morne.
Car depuis RHPS, j'ai :

  • trouvé une occasion de porter un boa
  • cotoyé des mecs en porte-jaretelle
  • fréquenté une boîte gay
  • découvert en moi des talents insoupçonnés de chorégraphe
  • rencontré Vanessa
  • etc...

C'est pour ça que quand Romaric nous a proposé d'assister à une projection du film dans un cinéma londonien, moi et mes acolytes étions plutôt partants. Même avec peu d'informations.
Sera-ce plus trash qu'au Galande? La barrière de la langue ne risque-t-elle pas au mieux de nous empêcher de comprendre toutes les blagues, au pire de nous mettre dans des positions inconfortables?

Ben franchement, pas de quoi s'affoler.
Les soirées Sing-a-long-a spéciales Rocky n'ont lieu que très rarement dans l'année. Du coup, elles sont très prisées. Les anglais se préparent à fond, se déguisent et boivent beaucoup de bière. Un programme alléchant en perspective. Pour au final, une soirée bien trop sage.
Contrairement au Galande, pas de troupe d'allumés qui rejoue entièrement le film et malmène le public (et plus si afinité). Là, juste un pré-show avec un type en porte-jaretelle (quand même!) qui nous explique comment va se dérouler la soirée, nous apprend quelques chorégraphies et nous indique comment utiliser le contenu de notre goody bag (composé d'un journal, d'un gant en latex, d'un pétard, de cartes, et d'un mouchoir) à bon escient. Du coup, pas de super crécelle, pas de crécelle du tout même, et encore moins d'eau et de riz. En même temps ç'aurait été dommage de sacager une si jolie salle.
S'ensuit alors le concours de costumes, bien loin d'être à la hauteur face aux efforts déployés par la plupart des participants. Les gagnant sont élus à l'applaudimètre, notre maître de cérémonie en porte-jaretelle pour seul arbitre.

Puis le film commence. Et là, on peut le suivre. Enfin moi à moitié, le monsieur assis juste devant étant relativement imposant. Mais ça va, je l'avais déjà vu.
Débutent alors les festivités. On a le droit de chanter sur les chansons, c'est même le but du sing along. Les paroles défilent à l'écran, mais moi je ne peux voir que les débuts et fins de phrases. Soit, ça aussi je connais. Pas assez pour gagner au Shabada à chaque fois, mais dans les grandes lignes ça va.
Mais voilà, c'est juste le film, ça manque un peu d'interaction. Sauf pour la scène où Brad et Janet arrivent au château de Frank'n'Furter, sous la pluie.
A Paris, on se bat à coup de litres d'eau, protégés d'un journal sur la tête.
Là, on se protégeait d'un journal sur la tête juste.
Ensuite, à Paris, on allumait nos briquets façon concert sur Over at the Frankeinstein place.
Là, attention truc de fou, on allumait nos...téléphones portables, pour faire de la lumière.

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Voilà un peu l'ambiance générale. Mis à part les 2 ou 3 moments où l'on pouvait se lever pour danser, le reste était assez plat. Mais à s'égosiller comme ça, Clémence et moi étions partantes pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Alors on a proposé un karaoké au garçons. Mais à 23h30, un vendredi soir, ils ont trouvé plus sage de rentrer...
Et nous, on a trouvé plus fun de finir la soirée chez Häagen Dazs.

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02 septembre 2009

Priscilla Queen of the Desert

J'ai vu Priscilla Queen of the Desert - the musical ,il y a 13 jours maintenant.
Pas moyen depuis de trouver 5 minutes pour en parler. Enfin, 5 minutes si, sauf que c'est loin d'être assez! Et comme en plus demain c'est la rentrée, c'est pas près de s'arranger.
Alors ce soir, je me fais violence et m'y colle.
Parce que Priscilla le vaut bien!

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J'ai pu découvrir dans la comédie musicale tout ce que j'avais été déçue de ne pas trouver dans le film. Alors que j'en avais un souvenir plutôt mélancolique et désabusé, la comédie musicale, elle, claque!!!
En gros, pour reprendre la formule de Clémence, Priscilla, c'est un Wicked gay!
Un véritable déluge de plumes, strass, paillettes, talons, fard, gloss, frous-frous, vinyl et lycra, avec des drag-queen dedans, ou pas, c'est selon, parfois même il est difficile de définir qui est quoi!
Ça n'arrête jamais, jamais, jamais et tandis que dans le film les numéros des trois drag-queens tombent régulièrement à plat sans trouver leur public, ici, ils sont systématiquement accompagnés d'une armée de performers bling-blig. Alors même si l'histoire est quasiment identique et les autochtones toujours aussi réticents (remplacer Abba par Kilie Minogue, ni changeant rien), la salle est quant à elle conquise!

Et pourtant, avant même que le spectacle ne commence, c'est par une grande déception que commença la soirée. Oliver Thornton, censé interpréter le rôle de Felicia/Adam , sera remplacé ce soir-là. Alors que la tête d'affiche étant Jason Donovan, vous devez vous demander pourquoi c'est cette absence-là qui me chagrinait autant. Voilà pourquoi: c'était lui le Mark hyper sex de l'affligeant Rent Remixed.
Je me faisais donc une joie de retrouver son adorable...frimousse. Et le reste.
Mais non. C'est Matthew Cole qui endossera le rôle ce soir-là. On finira quand même par lui pardonner, parce que sous ses airs de stage door geek, c'est carrément une bombe!!!

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Mais comme d'après les garçons, Oliver Thornton est encore plus grrrrrrrrr, voilà une raison légitime d'y retourner pour vérifier ça.
Et pas plus loin que le 5ème rang bien sûr, parce que si le show est phénoménal, la salle n'est malheureusement pas du tout adaptée. J'ai rarement vu un espace scénique aussi bien occupé. Une grande partie de l'action se déroule très très en hauteur et si à 60£ la place à ces moments précis on a vue sur le balcon juste au dessus de nos têtes c'est quand même un peu dommage. Et je doute que les télés de rappel réussissent à contenter qui que ce soit.

J'ai toujours pensé qu'on ne mettait jamais trop de paillettes dans sa vie. Priscilla est donc un excellent moyen de faire le plein glitter. Et de tubes disco. Et de pop music! ;-D

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25 août 2009

Blood Brother

Si notre séjour londonien s'est achevé sur une note ultra positive, on ne peut pas franchement en dire autant du début des festivités. Bon j'exagère un peu. C'est toujours sympa un début de séjour avec les copains. C'est juste le show qu'on a vu qui était tout pourri!

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Et ce show tout pourri, c'était Blood Brother.
A l'affiche depuis plus de 20 ans, on s'était dit qu'on passait sûrement à côté de quelque chose.
Voyons rapidement de quoi ça parle: 2 frères jumeaux qui sont séparés à la naissance et qui se retrouvent.
Hummm, un drame semble-t-il. Vu le thème abordé et le succès que cette pièce rencontre, ça doit être poignant comme il faut.
Soyons fous, allons voir!

Mrs Johnstone est une mère célibataire qui fait le ménage chez une bourgeoise pour nourrir sa tripotée d'enfants. Mais voilà, Mrs Johnstone est (encore) enceinte, de jumeaux cette fois. Une bouche supplémentaire à nourrir, elle y arrivera, mais deux... Qu'importe, sa patronne, quant à elle, tente de tomber enceinte sans succès. Mrs Johnstone lui en filera un des siens. (Sauf que des jumeaux, dans la plupart des cas ça se ressemble beaucoup. S'ils habitent tous à quelques rues les uns des autres, ça risque de finir par se remarquer. Sauf que non, ouf on l'a échappé belle, se seront des faux jumeaux - plus facile pour la casting du reste.)
La bourgeoise trouvera finalement un peu lourd que la vraie mère de "son" fils soit si physiquement proche et la renvoie.
Et bien pour mettre en place tout ça, il aura déjà fallu une petite demi-heure!
8 ans plus tard, les 2 frères Mickey et Eddy se rencontrent par hasard et deviennent amis pour la vie (et sans la magie facebook). Voilà comment remplir une autre demi-heure.

Jusque là, ça semble pas si dramatique que ça, bien au contraire.
D'une part parce que les rôles des gamins sont interprétés par des trentenaires (qui joueront les rôles des mêmes protagonistes une fois adultes, soyons cohérents!), ce qui fait osciller les scènes entre ridicule et second degrés.
D'autre part, parce que des fois qu'on comprendrait pas tout par nous-même, un narrateur vient enfoncer le clou. Mais il surjoue tellement le côté "attention ça va être tragique" qu'on ne sait plus s'il est plutôt proche des Robins des Bois ou de Pierre Bellemarre.
Et était-ce vraiment nécessaire? La mise en scène, même mauvaise, parlait d'elle-même. De plus la narration était déjà largement assurée par le personnage omniprésent de la mère.

Place maintenant à l'acte 2 où là par contre il va falloir s'accrocher.
Les deux familles déménagent. Au même endroit forcément.
Vers l'âge de 14 ans, les garçons se retrouvent. Très vite, ils ont 18 ans. Mickey se marie avec la fille qu'il a mise enceinte. Puis il perd son travail, commet un délit et finit en prison. Puis il en sort, mais est devenu accro aux antidépresseurs, ce qui n'est pas du goût de sa femme, qui cherche du réconfort auprès d'Eddy. Mais Mickey l'apprend, ça l'énerve et il veut tuer son ami. Sa mère tente de l'en empêcher, mais il a déjà son revolver braqué sur lui. Elle lui annonce alors qu'ils sont frères. Sous le choc il sursaute et le tue accidentellement, tandis qu'un policier, qui lui aussi avait dû sursauter, tue Mickey à son tour. Fin de l'histoire.

Donc en fait si, c'est bien un drame. Mais un drame raté. Parce que l'histoire bon, j'aurais pu l'écrire, mais si au moins elle avait été portée par un peu d'interaction dans les chansons, des chœurs, des thèmes repris (et pas seulement celui de "Marylin Monroe", horripilant à la fin)...
Mais non rien.

Après le problème venait peut-être de nous. Parce que malgré tout à la fin, toute la salle était debout et en larmes.
En particulier ceux qui pendant tout le spectacle avaient fait crépiter leurs sachets de bonbons et paquets de chips, avaient déchiré l'étiquette de leur bouteille d'eau ou réduit en miettes leur gobelet en plastique.
A juste vouloir suivre la pièce, nous sommes sûrement passés à côté d'une grande partie de l'entertainment.

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24 août 2009

Billy Elliot

Me voilà de retour d'un (bien trop court) séjour à Londres au cours duquel j'ai eu l'occasion de voir quelques comédies musicales: du nouveau comme du déjà vu, de la valeur sûre comme du moins évident, de l'excellent comme du moins bon.

Et même si c'est par celui-là que c'est achevé notre séjour, j'ai envie de commencer par le spectacle qui m'a fait le plus d'effet.

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Billy Elliot, ça ne m'avait jamais tentée plus que ça.
Même le film je ne l'avais jamais vu. Je ne l'ai découvert que cet été, justement parce que j'avais pour projet d'aller voir le show pendant ce séjour.
Et le film m'a plutôt plu.
La pièce, quant à elle, m'a bouleversée.

Et pourtant on m'avait prévenue. Denis me l'avait décrite l'an dernier comme l'une des comédies musicales les plus prodigieuses du moment. En février, Clémence la découvrait et la faisait entrer directement dans son top 5 (même s'il reste globalement indéfini). Même les Tony Awards ont tenté de me mettre la puce à l'oreille en lui décernant pas moins de 10 récompenses.

Il aura fallu que je sois assise au premier rang du Victoria Palace Theatre en ce samedi 22 août pour comprendre tout ça par moi-même. Et il n'aura pas fallu longtemps.
3 minutes après la scène d'ouverture, je suppliais Clémence de m'attraper mon sac à main afin que je m'approvisionne en kleenex...

Mais pourquoi une réaction aussi intense de ma part?
Peut-être que le fait de voir autant de gamins sur scène si jeunes et si doués, pour une instit en mal d'enfant depuis un mois et demi, représentait une énorme charge émotionnelle.
Peut-être que les histoires de mineurs qui triment pour tenter de faire survivre leur famille, ça parle à une fille du nord.
Ou peut-être que simplement, les ballets, les chœurs, l'humour et l'émotion sont des éléments qui, réunis, parlent à une fille comme moi.

Et pour une fois, ça me changeait de voir un spectacle vraiment émouvant, où le cœur se serre et la gorge se noue (et pas un truc où on joue au loto dans un cabinet d'avocat, ni un truc ou on s'habille en tenue disco en chantant du Abba, ni un truc où ça fourmille de drag-queens, de plumes et de paillettes).
Et ça faisait du bien. (Même si je suis la première à acclamer les diverses situations su-citées.)

Pour une fois, je suis restée sans voix à la fin du spectacle. Debout mais muette.
Je ne me remettais pas de ce à quoi je venais d'assister.
Et puis de toute façon, est-il vraiment sain de s'égosiller telle une groupie en furie face à un gamin de 14 ans, tout aussi époustouflant soit-il? Mais c'est vrai que notre Billy (Tanner Pflueger pour notre représentation) était parfait en tout point. Il jouait juste, chantait juste et avait une parfaite maîtrise de son corps. A seulement 14 ans!

Mais les autres n'étaient pas en reste. George Mayock, 12 ans, jouait le rôle de Michael, l'ami de Billy visiblement plutôt attiré par les garçons et les robes de sa mère... Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un enfant puisse avoir autant d'aisance sur scène et mettre autant d'ambiance en chantant, dansant et faisant des claquettes!

Quant aux gamines du cours de danse, elles excellaient dans leur imperfection. Telles de vraies gamines dans un vrai cours de danse dans une salle de sport de village.

Allez, mon challenge pour 2009-2010, je monte Billy Elliot avec les CE2! Une version courte. Ou quelques extraits. Quelques phrases?
Bon ok, je me contenterai de Old Mac Donald had a farm...

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16 août 2009

Chance!, demain j'arrête.

Bon, j'avais dit que j'y retournerais mardi, alors j'y suis retournée. Ça, c'est normal.
Là où j'ai peut-être un peu exagéré, c'est que j'y suis encore retournée mercredi.

Ouais, Chance! 3 fois de suite.

Mais c'est pas trop? Non.
Et c'était bien? Oui.
T'es pas un peu ravagée? Si.
Mais c'est pas toujours la même chose? Et bien non, justement!

C'est ça qui est bien avec Chance!. Comme un nombre incalculable d'artistes joue chaque rôle en alternance (bon en y mettant un peu du sien, ça doit bien être calculable quand même, mais je trouvais que ça sonnait bien dans la phrase), on assiste chaque soir à un spectacle différent. Avec souvent de bonnes surprises et d'autres fois des surprises encore meilleures!

2 cas sur lesquels il me semble bon de s'attarder: Hervé Lewandowski (découvert mardi dans le rôle d'Etienne, à la fois candide et hystérique, et qui nous a déclenché d'incontrôlables fous rires) et Julie Wingens (une des raisons qui nous a poussées à revenir une 3ème fois parce qu'on voulait découvrir sa Nina Fleuri et que ça aurait été dommage de passer à côté d'une Nina si jolie, douce mais aussi rigolote - trait de caractère qui manquait peut-être aux autres interprètes du rôle que j'ai pu voir jusqu'à présent).

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Je ne reviendrais pas sur le cas Eric Jetner déjà développé ci-dessous. Loin de moi l'idée de l'effrayer et qu'il me confonde avec le fan psychopathe du film Bodyguard.

Mais voilà, Chance!, 4 fois en 3 mois dont 3 en 5 jours, je crois que je suis vaccinée pour un petit moment.
Même si, bien entendu, je ne suis pas complètement à l'abri d'un besoin irrépressible de me rendre au Palais des Glaces en cas d'heureux changement de casting.
Encore faudrait-il en trouver le temps...

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