02 janvier 2010
Bonnie & Clyde, le polar musical
Allez, il vous reste 15 jours pour faire comme moi et aller voir Bonnie & Clyde à l'Alhambra.
"Une réactualisation du mythe en version comédie musicale façon Broadway."
Réactualisation, c'est le moins qu'on puisse dire!
A vrai dire, l'histoire de Bonnie and Clyde ne m'était pas tellement familière, alors j'ai fait quelques recherches sur le net.
Donc en fait, pour le polar musical, le seul truc qu'ils ont gardé c'est que Bonnie et Clyde sont des gangsters.
Même le côté couple glamour ça fait juste partie du mythe, parce que j'ai vu des photos et quand même, ils avaient des physiques assez... datés.
Mais là, en matière de couple glamour on est servi : Fabian Richard et Cécilia Cara.
Fabian Richard. Fabian Richard quoi.
Nan mais en plus il est pas que beau Fabian Richard. Dès qu'il ouvre la bouche moi je sais que je reste accrochée à mon siège et que j'en ai des frissons partout. Tiens là d'ailleurs, rien que d'y penser...
Et Cécilia Cara, elle est explosive là-dedans! Ah elle est bien loin la douce Sandy. Et Juliette? Oubliée!
Là elle est sexy, sensuelle, assurée et enflammée.
Alors je vous laisse imaginer les scènes torrides auxquelles ils s'adonnent tous les deux...
Mais des scènes d'un tout autre genre ont aussi eu leur petit effet sur moi. Chose rare dans une comédie musicale, et plus encore dans les petites productions parisiennes, plusieurs scènes de combat y sont chorégraphiées! Avec de véritables cascades!
Tout ça sur une musique et un livret de Raphaël Bancou que j'avais eu le plaisir de découvrir avec L'Ultime Rendez-Vous, avec à la mise en scène Antoine Lelandais que j'avais découvert avec moins de plaisir tout bariolé dans Hair au Trianon (rien de personnel, hein, bien au contraire, là je l'ai trouvé formidable).
Le seul détail que je reprocherais à cette œuvre, c'est le côté frustrant de certaines chansons.
Raphaël Bancou, j'aime sa musique.
Mais il a un problème avec les fins.
Plus d'une fois on est arrivé à la fin d'une chanson sans la voir arriver et hop, zut c'est fini mais on n'a pas eu l'occasion d'applaudir (le public de gros mous présent ce soir-là n'aidant pas, c'est si long la digestion de chapon?).
Le problème, c'est que le spectacle finit un peu de la même façon. On n'est complètement pris dans l'action, puis noir, puis saluts. Quoi ça fini, là, comme ça??? Ah ben oui.
Ce qui est dommage, c'est qu'on reste sur une impression d'inachevé. Pourtant si je repense à l'ensemble du spectacle, je me dis que j'aurais encore plein de choses positives à en dire, à propos de Gilles Vajou, de Christine Bonnard, de Magali Bonfils, des 3 musiciens prenant aussi part à l'action, etc...
Allez, jetez un œil à la bande annonce. Et souvenez-vous, il ne vous reste plus que 2 semaines.
31 décembre 2009
Une main sur l'Occident, le coeur en Orient et mon cul dans le canapé
Ah Cléopâtre, la Dernière Reine d'Egypte!
Pourtant loin d'être ma tasse de schnaps, voilà une comédie musicale qui a déjà généré un nombre signifiant de posts sur ce blog, déchaînant chaque fois les passions.
Et la diffusion du spectacle sur NRJ12 mardi dernier a considérablement fait grimper le nombre de mes nouveaux visiteurs, essentiellement grâce à Cléopâtre, la vraie critique, à tel point que j'ai cru à un bug informatique.
Mais non, maintenant, plein de gens se posent des questions.
La majorité veut savoir si le spectacle se jouait en playback (a priori je dirais que non, mais la captation était-elle si mauvaise pour que tant de personnes s'interrogent?).
D'autres se demandent qui en sont les auteurs et compositeurs (parce que comme moi ils n'arrivent pas à se contenter de: "Le nouveau spectacle de Kamel Ouali").
Et quelques uns ont même associé le titre du spectacle à "mauvais" ou "ridicule", pour être rassurés sûrement, et j'espère avoir pu les réconforter.
Moi je l'ai raté mardi soir. Alors si comme moi vous êtes curieux de voir le massacre sur petit écran, ou même si au contraire vous adorez Kamel Oauli, Safia Essaïdi et compagnie (vous pouvez, hein), une séance de ratrappage est prévue tout à l'heure à 17h55, toujours sur NRJ12.
30 décembre 2009
The Chandelier Experience

Moi je ne remercierais jamais assez Eurostar d'être incompétent face à 3 cm de neige. Parce que quand les trains pour rentrer à la maison ne roulent pas, c'est à Londres qu'on reste coincé.
J'ai donc eu droit à une journée supplémentaire sur cette sorte d'île de la tentation durant laquelle il allait falloir s'occuper.
J'avais déjà vu Legally Blonde 2 jours auparavant et Wicked (oui encore!) la veille. C'est prouvé, quand on est moi et qu'on est à Londres, le meilleur moyen de tuer le temps c'est d'aller voir une comédie musicale.
Après quelques minutes de négociation avec Clémence, on tranche. Avenue Q en matinée pour elle et The Phantom of the Opera en soirée pour moi.
Malheureusement pour Clémence, le trop chouchou Daniel Boys ne jouera pas dans Avenue Q parce que coincé en France, pour les mêmes raisons que moi je suis coincée en Angleterre, et oh grand bonheur pour moi, nous verrons The Phantom of the Opera du 2ème rang.
Hiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!! Du deuxième rang, au milieu, pour mon show number 3. Ce spectacle déjà vu 3 fois mais toujours de trop loin. Là j'allais être au cœur de l'action!!! Pile sous le légendaire chandelier!
On y est! Christine est une véritable princesse, même Raoul est pas mal et Phantom...oh ben le fantôme il porte un masque!
C'est merveilleux. Tout est juste, tout est beau et je suis tout près.
Et le moment fatidique arrive, le chandelier se décroche et me tombe dessus, je ne peux pas le quitter des yeux, et je suis tout excitée, je sais qu'il finira sa chute sur la scène.
Ce moment j'en rêvais. Et juste avant Noël, il m'a été offert par quelques centimètres de neige.
Alors, j'ai pas raison de croire au Père-Noël?
27 décembre 2009
Legally Blonde in London

C'était mon cadeau d'anniversaire!!! Enfin le billet d'Eurostar aussi c'était mon cadeau d'anniversaire, mais ça, c'est la partie qui s'est déroulée comme prévue.
Enfin pas tout à fait comme moi je l'avais prévue parce qu'une autre surprise, que dis-je, 2 surprises m'attendaient devant le théâtre: Romaric et Manu!
Le "Omigod you guys" aurait été de rigueur mais j'étais tellement surprise que j'ai dû me contenter d'un "Aaaaaaaaaaaaahhhhhhh!!!!!!!!!!". Et du coup je comprenais mieux pourquoi juste avant Clémence insistait autant pour que j'avale mes frites plus vite que ça.
Alors là, London, mes copains et un show terrible, vu du 2ème rang, j'avais de quoi penser moi aussi: "I feel so much better than before"!

Alors Legally Blonde mais à Londres, ça donne quoi?
Et bien dans l'ensemble, ça reste un spectacle détonnant et plein de bonne humeur, tout rose et bling-bling, sucré et pétillant à la fois.
Le problème, c'est que moi je l'ai vu à Broadway, avec le cast original et que je n'ai pas pu m'empêcher de faire des comparaisons.
Et forcément, mes premières critiques se sont portées sur la blonde en question. J'avais déjà eu l'occasion de voir Sheridan Smith dans Little Shop of Horror quelques années auparavant, et le souvenir que j'avais d'elle, c'était qu'elle était extra mais qu'effectivement, elle avait plus un physique d'Audrey que d'Elle Woods. Du coup là le look totally pink et les boucles blondes lui donnaient un côté trop caricatural à mon goût et l'ensemble manquait de fraîcheur. Malgrè tout, elle a quand même su rendre le personnage drôle et attachant et au final je lui ai pardonné de ne pas avoir cet irréprochable physique de Barbie.
Le 2ème point qui m'a posé problème, c'était la taille de la scène du théâtre! Beaucoup trop petite pour un show de cette ampleur. Aussi la maison des Delta Nu manquait de fenêtres, des scènes ont été tronquées et certains tableaux se sont vu allégés de quelques danseurs et décors. Du coup le côté très visuel qui m'avait carrément laissée sur le derrière à New York s'est nettement moins fait ressentir cette fois-ci. Et ça vraiment c'est dommage. Parce que moi j'aime bien quand ça claque!
Mais bon là l'avantage c'est que c'est à 1h30 de chez moi (quand l'Eurostar fonctionne correctement, j'entends) et que ben...ça joue. En espérant que ça dure un peu, voire que ça s'installe dans un théâtre plus grand!
A la sortie des artistes, c'était presque l'émeute. Toutes les filles étaient là pour voir Duncan James, un gars qui semble être connu pour avoir joué dans un boys band. D'ailleurs sur les affiches il n'y en avait presque que pour lui. Ok il joue Warner, la raison pour laquelle Elle décide d'intégrer Harvard, mais bon il chante à peine 2 chansons.
Alors qu'au contraire Alex Gaumond qui joue Emmett, un rôle plus conséquent, n'a même pas son nom sur les affiches. Qu'importe, à nous il nous plait bien plus que l'autre et comme il s'est trouvé qu'il était canadien, on a pu un peu discuter avec lui et quand il a appris ma galère pour arriver jusqu'à Londres, j'ai même eu droit à un câlin!!!!!!!!!!!!!!
J'avais vu aux infos que certains passagers malchanceux de l'Eurostar avaient trouvé un peu de réconfort auprès du personnel de la compagnie ferroviaire. Moi c'est auprès d'une célébrité du West End. Je serais pas une petite chanceuse en fait?
10 novembre 2009
Une main sur l'Occident, le coeur en Orient et mon cul au ciné

Vous le savez tous, la grande spécilité de notre cher Kamel Ouali était de systématiquement remplacer ce qui aurait dû être un véritable orchestre par de simples bandes son dans chacun des spectacles sur lequel il a pu travailler. Après tout, si lui trouve que c'est suffisant et que l'époustouflanticité de ses chorégraphies (mais l'absence de mise en scène....) fait le reste, pourquoi pas?
Mais attention, voilà qu'il va encore plus loin. Cette fois, pas d'orchestre, mais pas de scène ni d'artistes non plus.
Parce que c'est sur grand écran que nous aurons tous la joie de (re)découvrir cette comédie musicale grandiose et colorée (dixit le magazine du ciné) le 20 novembre prochain dans les cinémas CGR, filmé en direct de...nulle part en fait puisque comme on pourra la voir à 18h, 19h45, 21h15 et 22h15, c'est juste qu'au final ils vont nous passer le DVD, 4 fois dans la même soirée.
Néanmoins, cette solution comporte quelques avantages non négligeables.
Tout d'abord le son. Au Palais des Sports, les voix des chanteurs sortaient de quelque part sur la gauche. J'ose espérer que dans un cinéma les choses seront différentes. J'ai vu Fame hier, le son était bon. Et comme je n'ai pas envie d'être désagréable, je me contenterais de cette seule critique à propos du film.
Ensuite, il y a des chances que se soit filmé d'un peu plus près que de là où j'avais pu le voir, du fin fond de ma...catégorie 1.
Et le tout pour presque 5 fois moins cher!!! Et sans les ouvreuses aux abois.
Bon, c'est quand même 14,70€, mais à ce prix, dans les CGR, on a le pop-corn gratuit. Il faut le ramasser par terre et comme le ménage n'est pas souvent fait, pas sur qu'il date du film d'avant mais quand même, il y en a plein et c'est pour rien. Enfin c'est comme ça au CGR de chez moi, hein. Après je ne peux pas trop me prononcer. Mais j'aimerais vos avis à vous les gens de Tours, Blagnac ou Brive-La-Gaillarde.
Mais le pire dans cette histoire, c'est que je n'ai rien de prévu le 20 novembre prochain. Et je me souviens avoir beaucoup ri quand j'avais vu le spectacle en janvier dernier. Pourtant je n'arrive à me remémorer quasiment aucune scène. Alors irai-je me rafraîchir la mémoire ou attendrai-je le jour où le DVD sortira et sera à 4,90€ comme pour Cindy 2002?
14 octobre 2009
Vilaines Filles, Mauvais Garçons

Plus le temps passe, et plus j’assiste à des spectacles dans des endroits exotiques. Hier soir, c’est sur une péniche que j’ai pu découvrir le nouveau spectacle de Stéphane Ly-Cuong, Vilaine Filles, Mauvais Garçons, basé sur les chansons du répertoire de Serge Gainsbourg.
Et la pièce fut tout aussi réjouissante que l’idée d’y assister ailleurs que sur la terre ferme.
Vous connaissez ce jeu, Shabadabada ? Où on tire une carte avec des mots et il faut trouver le plus de chansons possibles contenant les mots proposés. Un jour, j’y ai joué contre Stéphane (entres autres). Au fond de moi, je pensais, non pas gagner, mais au moins lui tenir tête. Et bien je me suis faite écrasée. Littéralement. Mais maintenant je comprends mieux. Des chansons sorties du fin fond de je ne sais où, il en connaît plein. Et pas que de Gainsbourg. Il met aussi en scène Vanessa Hidden dans C’est toujours ça de pris. Ben là pareil, allez faire un tour du côté de l’Atelier Montmartre un mercredi soir. Vous verrez que vous ne connaîtrez aucune des chansons proposées. Alors pour ce qui est de l’affronter dans un Shadabadaba…
Mais ce qui fait que le spectacle fonctionne aussi bien, c’est que les artistes présents sur scène sont des gens qu’on aime voir, enfin que moi en tout cas, j’aime voir. La douce Julie Wingens, l’intimidante Isabelle Lardin-Huynh, l’exubérent Olivier Ruidavet, l’enchanteur Cyril Romoli et… Dan Menasche. Si le projet de Stéphane était d’élever Dan Menasche au rang de sex symbol et bien c’est réussi ! Amoureux transit, timide, perdu, les yeux malicieux et le sourire enjôleur, comment lui résister ?
Mais moi j’ai quand même besoin de vacances. Heureusement, elles arrivent. Encore 11 dodos!!!
07 octobre 2009
Zorro, chéri chéri, même en négatif t'es positif.
Zorro, vous en avez entendu parlé non ?
Oui mais non, bien sûr, pas un cavalier qui surgit hors de la nuit, tchouk, tchouk, tchouk, d’un Z qui veut dire Zorro . Pas ce lui-là. Enfin si, celui-là mais pas la version série télé Disney qui a 50 ans. Non, la version comédie musicale qui va bientôt investir les Folies Bergère avec Laurent Ban dans le rôle titre.(Et là je ne résiste pas à l’envie de vous mettre en lien ce post de ma chère amie Yvonne.)
Bref, une nouvelle comédie musicale à l’affiche, vous devez sans doute vous dire « voilà qui va réjouir notre chère Poudre de fée ! ».
Mais en fait non, pas tant que ça.
Déjà, Zorro, ça a jamais été mon truc plus que ça. A la sortie de la série, je n’étais même pas une lueur lubrique dans le regard de mes parents, eux-mêmes pas en âge d’avoir des lueurs lubriques dans le regard de toute façon. Problème générationnel.
Et ça a beau avoir êté rediffusé dans Disney Channel sur France 3 dans les années 80, moi, c’était surtout Winnie l’Ourson qui m’intéressait.
Vous remarquerez que 25 ans plus tard, les choses n’ont pas beaucoup changé.
Ce sont les Gypsy Kings qui signent la musique du spectacle, de leurs plus grands tubes.Les Gypsy Kings !!!
S’il y a bien un style de musique que j'abhorre, c’est ça,
c’est les Gypsy Kings . Non pas que ça m’intéresse pas ou que j’aime pas trop.
Non, je déteste carrément. A choisir, je préfèrerais me coincer la tête dans
une portière de voiture plutôt que d’avoir à subir Djobi Djoba.
Donc là c'est trop.Un type avec une cape qui danse le flamenco sur Bamboleo, ça va vraiment pas le faire.
Après c’est dommage parce que je suis plutôt ouverte comme fille. (Les Gypsy Kings mis à part j’entends.)
Même si je préfère généralement les spectacles où les chansons ont été écrites exprès.
Encore que pour Zorro, il y a bien une chanson que j’aurais aimé y trouver et qui même m’aurait poussée à venir voir le show dès la première représentation et en payant plein pot.
C’est celle-là, tube assez peu connu et qui pourtant a bercé ma tendre enfance : Je chante parce que je t’aime! Époque Disney Channel d’ailleurs !

Vous noterez la richesse du vocabulaire et la subtilité du texte. Et si vous aussi vous vous demandez qui est Douglas Fairbanks (mystère que j’ai résolu il y a quelques semaines seulement), voilà, c’est lui :

30 septembre 2009
Un timing parfait

J'ai eu peur de tout gâcher.
10 fois, je l'avais déjà vu 10 fois, avec une dernière en apothéose où ils jouaient tout près de chez moi, le jour de la Saint Valentin, pour finir dans mon canapé.
Mais Le Cabaret des Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça. Pas moi.
Quoiqu'un lundi, à Paris, c'était pas gagné. Comment caser un aller/retour pour Paris après 16h30 le lundi et avant 8h20 le mardi, sans passer par la case voiture/autoroute/tarés de Parisiens au volant/stationnement compliqué?
Et bien grâce à un tout petit détail: la représentation débutait à 20h. S'ils ont moins de 30 minutes de retard, je réalise par un rapide calcul que je pourrais quand même assister au spectacle.
En m'échappant tout de suite après la classe, en sautant dans le train à 45 km de là puis à la fin du show me sauver très très vite pour attraper le dernier train de la journée.
Bien sûr, je devais tenir compte des risques encourus par une telle escapade. Celui de rater le train à l'aller, de devoir quitter la salle si le spectacle trainait trop pour ne pas rater mon train au retour et pire, celui de ne pas pouvoir embrasser mes Hommes Perdus préférés.
Mais le dieu de la comédie musicale veillait sur moi. Je suis arrivée à la gare avec un peu d'avance, j'ai pu intercepter toute la troupe avant le spectacle, j'y ai retrouvé des copines, j'ai vu le show en entier et ai même eu droit à un petit supplément de David juste avant de m'envoler vers la gare du Nord où j'ai eu mon train sans problème, et sans retard, à l'aller comme au retour.
C'était la dernière. Même si ça fait déjà 3 fois que c'est "la dernière". Mais il parait que cette fois c'est la vraie. Et j'y étais. Et je n'ai pas tout gâché. C'était parfait.
17 septembre 2009
Le Cabaret des Hommes Perdus, ça faisait longtemps...

Ils reviennent!!!!
Mais pas pour de bon.
Juste pour une soirée. A Paris forcément. Et un lundi.
Du coup je pourrais pas y aller.
Sauf que j'y vais quand même!!! Franchement, mes Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça! Alors je vais galérer, courir pour attraper le train, angoisser s'ils ne commencent pas à l'heure et pester de devoir me sauver très vite après le spectacle mais c'est mieux que de me morfondre toute seule à la maison pendant que le tout Paris assistera à mon (presque) spectacle préféré du monde.
De toute façon ils ne peuvent pas jouer sans moi, ça n'a pas de sens.
Ça se passe donc le 28 septembre prochain au Bataclan, pour les 20 ans d'Act Up (une association de lutte contre le sida) et les places (qui n'ont jamais été aussi chères, 43€, mazette!) sont en vente sur fnac.com.
J'hésite un peu à vous mettre la bande annonce. Voilà 2 ans que ce blog me sert de propagande pour La Cabaret des Hommes Perdus et je trouve que je me défend pas mal dans ce rôle. Or, la bande annonce officielle n'est, à mon humble avis, pas à la hauteur. Trop courte, peu évocatrice et où l'on cite David Macquart tout en montrant Jérôme Pradon. C'est pas sérieux ça!!!
Bon, je la mets quand même parce que voilà...
Allez, encore 11 dodos.
08 septembre 2009
Sing-a-long-a Rocky Horror Picture Show
The Rocky Horror Picture Show.
29 ans que je menais une existence paisible, n'ayant approché cette œuvre que de très loin.
Mais voilà quelques mois qu'elle s'immisce régulièrement et dangereusement dans ma vie.
Je me demande maintenant si cette existence que je croyais paisible n'était-elle pas en fait plutôt morne.
Car depuis RHPS, j'ai :
- trouvé une occasion de porter un boa
- cotoyé des mecs en porte-jaretelle
- fréquenté une boîte gay
- découvert en moi des talents insoupçonnés de chorégraphe
- rencontré Vanessa
- etc...
C'est pour ça que quand Romaric nous a proposé d'assister à une projection du film dans un cinéma londonien, moi et mes acolytes étions plutôt partants. Même avec peu d'informations.
Sera-ce plus trash qu'au Galande? La barrière de la langue ne risque-t-elle pas au mieux de nous empêcher de comprendre toutes les blagues, au pire de nous mettre dans des positions inconfortables?
Ben franchement, pas de quoi s'affoler.
Les soirées Sing-a-long-a spéciales Rocky n'ont lieu que très rarement dans l'année. Du coup, elles sont très prisées. Les anglais se préparent à fond, se déguisent et boivent beaucoup de bière. Un programme alléchant en perspective. Pour au final, une soirée bien trop sage.
Contrairement au Galande, pas de troupe d'allumés qui rejoue entièrement le film et malmène le public (et plus si afinité). Là, juste un pré-show avec un type en porte-jaretelle (quand même!) qui nous explique comment va se dérouler la soirée, nous apprend quelques chorégraphies et nous indique comment utiliser le contenu de notre goody bag (composé d'un journal, d'un gant en latex, d'un pétard, de cartes, et d'un mouchoir) à bon escient. Du coup, pas de super crécelle, pas de crécelle du tout même, et encore moins d'eau et de riz. En même temps ç'aurait été dommage de sacager une si jolie salle.
S'ensuit alors le concours de costumes, bien loin d'être à la hauteur face aux efforts déployés par la plupart des participants. Les gagnant sont élus à l'applaudimètre, notre maître de cérémonie en porte-jaretelle pour seul arbitre.
Puis le film commence. Et là, on peut le suivre. Enfin moi à moitié, le monsieur assis juste devant étant relativement imposant. Mais ça va, je l'avais déjà vu.
Débutent alors les festivités. On a le droit de chanter sur les chansons, c'est même le but du sing along. Les paroles défilent à l'écran, mais moi je ne peux voir que les débuts et fins de phrases. Soit, ça aussi je connais. Pas assez pour gagner au Shabada à chaque fois, mais dans les grandes lignes ça va.
Mais voilà, c'est juste le film, ça manque un peu d'interaction. Sauf pour la scène où Brad et Janet arrivent au château de Frank'n'Furter, sous la pluie.
A Paris, on se bat à coup de litres d'eau, protégés d'un journal sur la tête.
Là, on se protégeait d'un journal sur la tête juste.
Ensuite, à Paris, on allumait nos briquets façon concert sur Over at the Frankeinstein place.
Là, attention truc de fou, on allumait nos...téléphones portables, pour faire de la lumière.


Voilà un peu l'ambiance générale. Mis à part les 2 ou 3 moments où l'on pouvait se lever pour danser, le reste était assez plat. Mais à s'égosiller comme ça, Clémence et moi étions partantes pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Alors on a proposé un karaoké au garçons. Mais à 23h30, un vendredi soir, ils ont trouvé plus sage de rentrer...
Et nous, on a trouvé plus fun de finir la soirée chez Häagen Dazs.

