Avant de nous décider définitivement, C. nous propose deux séances d'essai. Malgré tout, il faut quand même payer notre inscription d'avance, elle nous rendra nos chèques si nous décidons de ne pas poursuivre.

Lors du tout premier cours, nous sommes là tous les trois Manu, Romaric et moi avec deux autres filles: Aurélie et une autre, qui ne poursuivra pas. C. nous fait faire quelques exercices d'improvisation, du mime, des exercices de confiance les uns envers les autres. On s'exécute, mais nous n'avons que peu de retour. Néanmoins, n'ayant jamais pris de cours de comédie musicale, on se dit que ça doit faire partie du "protocole".

En fin de séance, elle nous propose de nous essayer à une chorégraphie: We go together, de Grease. Là, elle semble maîtriser la situation. Elle a clairement préparé sa chorégraphie et nous dirige sur les quelques premières mesures sans y prendre part.

Là-dessus elle conclue avec le projet qu'elle a pour ce cours: elle désire monter une comédie musicale, pas un truc existant mais un truc que l'on créerait nous-même, avec l'aide d'une prof de chant une semaine sur deux pour nous aider à mettre nos voix en place et du club de théâtre pour nous aider dans l'écriture du spectacle et sa mise en scène. Elle veut qu'on y mêle tout: chant, théâtre et danse, comme aux États-Unis et vise le théâtre Sébastopol, théâtre réputé de Lille.

Voilà qui est ambitieux! Et effrayant aussi. Bien loin d'un simple cours de danse. Mais dans le fond, si elle a les possibilités de nous amener jusque là, si l'on est dirigés, pourquoi pas?

Pour le cours suivant, il faut donc déjà commencer à réfléchir à quelques chansons que l'on aimerait intégrer dans notre futur show.

 

Arrive le cours suivant, j'ai toute une liste de chansons. Les garçons aussi. Et forcément à nous trois, c'est un florilège d'extraits de comédies musicales! Et C. n'en connaît pas une seule. Alors on écoute, on discute, on explique.

Et d'un coup C. ne sait plus où donner de la tête. On lui raconte qu'on avait voulu voir La Revanche d'une Blonde à Paris mais que ça avait été annulé, ben voilà, paf, elle veut qu'on monte ça (alors qu'il y a encore 5 minutes elle n'en avait jamais entendu parler)! Sauf que pour ça il faudrait, en plus d'une sacré bonne dose de talent, au moins 20 personnes et deux chiens.

Sinon elle avait pensé monter Les Monologues du Vagin. Hum. C'est pas du tout une comédie musicale ça. C'est trois nanas assises qui lisent des témoignages.

Ou alors un truc d'horreur. Un peu comme Evil Dead- The Musical? Elle ne relève pas.

Allez, il reste 10 minutes avant la fin cours, on reprend la chorégraphie de Grease. On n'avance pas beaucoup par rapport à la semaine dernière.

 

Au troisième cours, une nouvelle recrue nous rejoint: Rafika. C. persiste dans son envie de monter un spectacle, on y réfléchira tous ensemble parce que pour l'instant le projet a du mal à prendre une orientation précise. Mais une chose est sûre, voilà la tournure que prendront les cours: des répétitions pour un spectacle qui se jouera en juin.

C'est là qu'on perd Romaric. La scène, le théâtre tout ça, ça ne le branche pas. Il ne rejoindra pas le projet et abandonne le cours. C. ne lui proposera pas de le rembourser. Et comme il a assisté à plus de deux séances (dont la dernière assis à observer, car blessé à la cheville), il n'est pas sûr d'être en mesure de réclamer son chèque.

Ce troisième cours ressemble en tout point au précédent. On apporte des musiques, on les écoute, on discute. Aurélie et Rafika sont un peu sur la réserve car peu coutumières de l'univers des comédies musicales mais semblent motivées et prêtes à s'y mettre. C., censée être spécialiste en comédie musicale, n'apporte aucune chanson. En revanche elle aura un rôle dans notre show!

Fin de cours, un petit coup de Grease! C'est bon, on en maîtrise les 36 premières secondes! Nous n'irons jamais plus loin... Quant à la prof de chant, nous en sommes déjà au troisième cours et toujours aucun signe.

Qui a dit "ça sent le roussi!"?