Oui je sais, ça craint. Voilà des jours et des jours que je n'ai rien posté alors que, rentrant de New York, c'est évident que j'ai des trucs à raconter.
Mais voilà, retour de New York + manque de lumière + froid = gros coup de mou. Du coup envie de rien et donc pas envie d'écrire sur le blog ni même de trainer sur Facebook, c'est dire !
Quand je pense qu'il y a encore quelques semaines j'étais là :

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En pèlerinage "Love Never Dies" , bondissant à demi-nue (oui, si je suis en tee shirt c'est que déjà j'ai retiré la moitié des fringues que je portais) sous le soleil de Coney Island.
J'ai bien conscience que cet instant fugace de bonheur était probablement le résultat d'un dérèglement climatique, parce que 20/25° à quelques jours de la Toussaint, à New York c'est louche quand même. N'empêche, ce soleil, c'était une bien agréable surprise.

Malgré tout, New York m'a aussi apporté son lot de désillusions. Et là où ça m'embête, c'est que j'ai bien peur de m'attirer les foudres des 3/4 de mes amis musical-friendly en dévoilant ce que je m'apprête à dévoiler:
J'ai vu A Little Night Music et j'ai détesté.

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Mais déjà, même à l'époque où je n'en avais jamais entendu aucune musique ni ne savais de quoi ça parlait je ne m'en retournais pas plus que ça. Contrairement à... tout le monde, je ne m'étais pas précipitée au Chatelet quand ça s'y jouait et alors que ce même "tout le monde" ne tarissait pas d'éloges sur le spectacle, je continuais à jouer les indifférentes.
Mais là, à New York avec Romaric et avec la grande Bernadette Peters dans le rôle principal, je ne pouvais pas y couper.

C'est donc du premier rang (et à quelques sièges de Tony Plana, le père de Betty dans Ugly Betty !) que j'ai pu découvrir cette œuvre mythique.
Pendant tout le 1er acte, je me suis accrochée, j'ai essayé d'apprécier, mais ils m'ont perdue à l'acte 2.
Qu'est-ce que je me suis ennuyée...
Alors on va dire que musicalement, c'est pas mon truc. La valse et compagnie, ok mais à petites doses, voyez ? Donc pas évident pour moi de rester éveillée.
Ça aurait pu passer si l'histoire avait été un poil plus... trépidante. Sauf que là il ne s'y passe rien. Des maris, des femmes, des amants, des maîtresses, des amours contrariées, de l'ennui, des interrogations, tous les éléments d'un vaudeville et pourtant pas de quiproquo. Alors chacun vit sa vie, part en week end à la campagne et moi pendant ce temps je baille.
Encore plus pendant toutes les scènes de la grand-mère, qui horripilait. Non pas que j'ai quoi que ce soit contre Elaine Stritch, mais je crois que je suis un peu gérontophobe.
Ah et puis cette mise en scène ! Dans l'acte 1 tout le monde est en noir, dans l'acte 2 tout le monde est en blanc.

Non vraiment, rien d'accrocheur, en tout cas pour moi.

Du coup me voilà en train de critiquer le grand Sondheim.
Peut-être aussi parce que je lui en veux un peu.
Le lendemain de notre arrivée à New York sortait son livre "Finishing the hat", recueil des textes qu'il a écrits et qu'il commente. Romaric l'a tout de suite acheté. Et lu. Et même chanté. A haute voix. Tous les jours.
Bon, j'avoue, c'est moins pire que quand il m'avait harcelée avec du Marguerite Duras à Londres. C'est qu'il s'améliore. Mais je sens qu'il va y avoir encore quelques étapes à franchir avant qu'il ne décide de me distraire avec L'Accro du Shopping.