Ajoutez un peu d'eau !

Les obsessions d'une fée en poudre

24 juin 2009

Hôtel des Roches Noires

Vous vous souvenez, l'an dernier, à peu près à la même époque de l'année, j'étais en pleine effervescence à cause du festival Diva.
De rencontres en crises d'hystérie, on peut dire que mon petit cœur n'a pas été épargné.

Cette frénésie fut beaucoup moins au rendez-vous cette année et pour cause, Diva 2009 s'est presque intégralement déroulé sans moi.
Je soupçonne même Cathy Sabroux et Jacky Azencott d'avoir monté une conspiration pour que les représentations ne soient pas compatibles avec mon emploi du temps...
Je ne me décourage pourtant pas facilement mais là non vraiment, c'était pas jouable.

Ce qui me réconfortait vaguement, c'était que Diva 2009 ne présentait pas de spectacles aboutis mais que des lectures, et en 2 endroits différents, bien moins champêtres que la Cartoucherie du Bois de Vincennes.
En revanche, ce qui m'accabla franchement, c'est qu'il y a eu une lecture de Metropolita(i)n avec Gay Marshall, Liza Michael, Caroline Roelands, Richard Waits mais surtout Vincent Heden et Jérôme Pradon!!! Et que tous les gens qui y ont assisté n'en tarissaient pas d'éloge par la suite et s'arrangeaient pour me le faire savoir. Pour me faire du mal sûrement.

J'ai donc fini par arrêter de penser à tout ça jusqu'au fameux week-end du concert de Mika où puisque j'étais sur place, autant en profiter pour avoir ma petite dose quand même. 1/15ème de Diva, c'est toujours ça de pris!

J'ai donc vu Hôtel des Roches Noires.
Pourquoi? Parce qu'il y avait Ariane Pirie et Alexandre Bonstein dedans, et je me suis dit qu'avec ces 2 là dedans, il y avait moyen de passer un bon moment.
"Des fantômes hantent les murs d'un ancien hôtel et de courants d'air en éclats de rire, ils jouent pour passer le temps. Ce qu'ils espèrent et souhaitent par dessus tout, c'est la réouverture de l'établissement pour qu'enfin les clients reviennent avec leurs valises et leurs histoires d'amour . Quoi de mieux pour prendre l'air ! Quand enfin arrive un homme avec un cœur qui bat..."

Et effectivement, cette lecture valait le déplacement. L'histoire est un peu longue à se mettre en place mais on s'attache assez vite aux personnages. Et même si l'ensemble était encore un peu maladroit, n'est-ce pas là le charme d'une lecture?

En tout cas voilà un premier jet qui a eu matière à me perturber!
D'abord, parce que comme je l'ai dit déjà ci-dessus, il y avait Ariane Pirie au casting et pendant une bonne vingtaine de minutes, je me suis demandée si j'avais bien lu le programme. Mais heureusement, son personnage fini par arriver et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante.

Ensuite, parce qu'il y avait aussi Rachel Pignot, la même du happening des Musicals que j'avais raté quelques heures auparavant. Et que Rachel Pignot, vraiment, c'est une princesse. Mais plus troublant encore, elle incarnait ici Caroline, une fantôme amnésique gloussant de manière incontrôlable dès qu'elle approchait Alexandre Bonstein. Un peu comme quelqu'un que je connais... Ce rôle en aurait-il été inspiré?

Aussi parce qu'Alexandre justement y joue presque exactement le même rôle que dans Le Cabaret des Hommes Perdus, un mec paumé et pas en grande forme qui débarque chez des personnages farfelus qui décident de prendre son destin en main.

Mais surtout parce dans la distribution on retrouvait un certain Emmanuel Curtil. Et ce nom était bien loin de m'être inconnu puisqu'il a été l'un des premiers que j'avais tapé dans google il y a de cela des années.
Parce qu'Emmanuel Curtil, c'est la voix de Chandler dans Friends, de Tom Scavo dans Desperate Houswifes, de Jim Carrey dans presque tous ces films, de Simba dans le Roi Lion, de Dimitri dans Anastasia et j'en passe!
Sauf que là, quand il parlait, sa voix sortait de sa bouche à lui, avec sa tête à lui (qui est d'ailleurs tout à fait convenable mais pas celle à laquelle on s'attend) et s'en était très troublant!

Carole Massana, Olivier Ruidavet et Françoise Cadol venaient rejoindre la distribution, cette dernière signant le texte de la pièce, et Stéphane Corbin accompagnait les artistes au piano, sur la musique qu'il a lui-même écrite.

Au vu des commentaires laissés sur le site de Diva, cette lecture fut l'une des plus appréciée. Ça me console, j'ai raté l'essentiel mais pas le meilleur! Peut-être que moi aussi je devrais aller y donner mon avis de "divagueuse" en attendant de voir L'Hôtel des Roches Noires réouvrir ses portes dans une version plus aboutie?

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