Loulou était allé à Joypolis l'an dernier et d'après lui, ça me plairait.
Le problème, c'est qu'il n'est pas très fort en description et que je visualisais assez mal ce que c'était, Joypolis.
Il me parlait tout le temps de l'attraction truc et de l'attraction machin, tout en m'affirmant qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un parc d'attractions...

Mais voilà, j'ai eu l'occasion de passer à mon tour quelques heures dans ce parc d'attractions qui n'en est pas un et je crois pouvoir être un tantinet plus précise sur le sujet.

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Alors voilà, Joypolis est un parc Sega en intérieur et sur 3 étages, à mi-chemin entre la fête forraine et la salle de jeux vidéo grandeur nature.
Du coup l'intérieur n'est pas particulièrement soigné, c'est assez froid et métallique, pas de parade ni de spectacle, pas de merchandising tous les 200 m, pas de musique d'ambiance ni de diffusion d'odeur de pop-corn mais quand même un marchand de délicieuses crêpes et surtout : pas un chat!

C'est donc très peu préparée que je suis arrivée dans cet amusement theme park (c'est comme ça qu'ils appellent ça, eux, officiellement).
Il fallait bien commencer par quelque chose. Nous jetâmes donc notre dévolu sur Halfpipe Canyon, une sorte de simulation de snowboard. Ça, j'avoue, c'est assez difficile à décrire. Heureusement, nous avons pensé à le filmer, que vous compreniez mieux !



Ce qu'on ne voit pas bien sur la vidéo, c'est que sous nos pieds se trouve une plaque mobile qui, sous l'impulsion du pied, fait faire un demi-tour au snowboard. Du coup c'est encore plus drôle ! Et ça fait marquer des points. Et moi ça m'éclatait. Mais Loulou criait comme une fille et me suppliait d'arrêter. Alors j'ai arrêté. Et d'autres ont marqué plus de points que nous...

Pour se venger, il m'a emmené faire un "tour en voiture" dans un jeu d'arcade à taille réelle. Moi, je suis plutôt sujette au mal des transports, surtout quand le conduite est un peu...sportive. Et là, le jeu, c'était une course-poursuite. Alors j'ai été malade. Et puis le décalage horaire et la fatigue accumulée les 3 derniers jours commençaient à se faire sentir, ça n'a pas aidé.



Plus calmes, j'ai mieux apprécié les 3 simulateurs Wild Wing, Wild Jungle et Wild River. Dans les 3 cas, il s'agissait de simulateurs type Star Tours à Disneyland, d'apparence plus cheap mais pourtant bien plus réussis. L'écran était chaque fois bien grand, bien large et légèrement incurvé, ce qui rendait l'immersion totale que ce soit dans les airs, sur terre ou sur l'eau!

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Prison Break. Loulou m'en parlait tout le temps. "C'est super, c'est fait avec 3 fois rien mais c'est l'ambiance qui fait tout. Il faut s'échapper, en rasant les murs etc..."

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Il n'y a vraiment pas foule. On sera 4 pour l'aventure. Un couple de japonais et nous. Un type nous accueille (le Japonais le plus mignon que j'ai pu croiser pendant tout mon séjour !) et referme la porte de la prison derrière nous. Avant de continuer, il nous explique que comme dans la série, nous allons devoir nous échapper mais que nous ne croiserons pas Michael Scofield. J'ai l'impression de m'être fait avoir d'un coup.
Dans un décor fait de contreplaqué, de rideaux et de carton pâte, nous voilà prêts à le suivre si nous voulons sortir de là. Ah ah ! Il y a une sortie derrière le lavabo ! Attention on va se faire repérer, baissons-nous ! Vite, il faut trouver le code secret qui va ouvrir la porte. Aaaaaaaahhhhhhhhh! Nous sommes poursuivis!!!!!! Courons!!!!!!!!!!!!!!!
C'est ça, l'attraction Prison Break. Et en effet, avec 3 bouts de ficelles, on s'amuse comme des gosses !

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P1020583Au même étage se trouve the Room of the Living Dolls, le truc que je redoutais le plus (avec le truc où Sadako se jette sur nous, mais ça, ça n'y est plus ouf!).

Ça, c'est horrible ! D'abord, il faut passer dans un couloir tout noir pour entrer dans une salle où sont disposées 8 chaises autour d'une table en bois. Et comme on entre les derniers, Loulou et moi ne sommes pas côtes à côtes mais face à face. Impossible de lui broyer la main si j'angoisse trop. Tout autour de nous, des poupées japonaises traditionnelles et en bout de table, une grande, qui elle ressemble un peu à celles que j'ai. Il faut qu'on mette un casque sur les oreilles et puis noir complet.
Et on entend une voix féminine qui parle en japonais, là, dans notre coup. Des coups de ciseaux, un cœur qui bat, des cris, c'est horrible. Du coup moi aussi je crie. Surtout que les chaises bougent ! La lumière se rallume, la grande poupée bouge et c'est fini. Ben tant mieux. Même si au final il s'est passé passé grand-chose et j'ai rien compris. Mais quand même, j'y retournerai pas.


Dans les trucs que"j'aime pas trop", en plus des poupées démoniaques, il y a aussi les zombies. Et qu'est-ce qu'on trouve à Joypolis ? Une borne d'arcade où on doit tuer des zombies ! Mais pas assis dans le canapé comme à la maison (sur console, hein, je me fais jamais attaquer par des zombies dans la vraie vie). Là, on est assis dans un véhicule qui tourne sur lui-même pour shooter les zombies à la fois sur l'écran de devant et celui de derrière. Mais en fait ça fait pas vraiment peur.

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Juste à côté et dans le même genre se trouve un autre jeu où là ça se passe dans la jungle et se sont des animaux hostiles qu'il faut shooter.

P1020591Vous l'aurez compris, à Joypolis, ils aiment bien les trucs glauques/mystiques. Dark Chapel s'inscrit donc dans cette catégorie d'attractions. Et là pour une fois, la thématisation est assez soignée.
On entre dans une vraie petite chapelle où l'on doit s'asseoir sur les mêmes bancs inconfortables que l'on peut trouver dans les églises. Sauf que là on doit porter des lunettes 3D et que ça, ça arrive rarement dans les vraies églises.
C'est là qu'est projeté un film en 3D où un prêtre se fait enlever par des créatures démoniaques. Puis on voit une sorcière sexy et il se passe tout un tas de trucs plus ou moins sataniques mais à la fin (attention spoiler!) la sorcière sexy et le prêtre finissent ensemble. Ca se passe comme ça dans le monde merveilleux de Lucifer...



Je vous ai parlé des descriptions approximatives de Loulou ?
L'attraction Spin Bullet était en panne. Et là, Loulou me dit que vraiment, c'est trop dommage parce que cette attraction, c'est pareil que Crush's Coaster aux Walt Disney Studios, la thématisation en moins. Du coup j'étais déçue parce que j'adoooooooooooore Crush mais qu'aux Studios, y'en a toujours pour 1h30 d'attente et que là Joypolis est désert et qu'on aurait pu y monter plein de fois.
Et finalement, Spin Bullet a réouvert. Alors on y est allé. Si vous êtes déjà montés dans Crush's Coaster, vous vous rappelez sûrement la douceur du ride, la douce sensation d'être bercé, de voler et de virevolter...
Bien, là, dans Spin Bullet à chaque accélération, freinage, chute et virage, on est violemment secoué, cogné et brutalisé. Note pour plus tard, ne jamais se fier aux descriptions de Loulou.

Mais vous savez, Loulou m'a beaucoup malmenée au cours de cette soirée. Comme je l'ai expliqué plus haut, je n'étais pas au meilleur de ma forme. Et lui m'a emmenée faire Storm-G. Alors en gros, c'est un simulateur de course futuriste où notre engin peut tourner sur lui-même à 360°, latéralement. En pleine forme, ça doit être super marrant. Mais là...
Et il m'a traînée dans un autre jeu complètement idiot. Un simulateur de triathlon où il fallait courir sur un tapis et appuyer sur des boutons en même temps !

Au final, on est quand même restés près de 5h dans ce parc. 5h à se faire secouer, retourner et effrayer, c'est bien je trouve. Le reste du séjour m'a semblé bien paisible après ça.