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Dimanche s'annonçait comme la journée la moins assurée du week-end.
Nous avons tous dû faire face à un réveil difficile, à cause de la soirée de la veille qui nous avait gonflés de bonheur, surtout sous les yeux...
Et puis nous allions assister à un spectacle qui nous laissait pour le moins dubitatif : L'Opéra de Sarah.

Personnellement, la seule et unique raison qui me poussait vers le Théâtre de l'Oeuvre était que Jérôme Pradon s'y produisait.
Seul.
Racontant l'histoire de la vie de Sarah Bernhardt dont je m'étais assez peu préoccupée jusqu'à aujourd'hui.
Oui, ça semble difficilement concevable. En même temps, il y a pile 2 ans, je me jetais à l'eau pour aller voir "un truc bizarre avec Jérôme Pradon dedans qui racontait l'histoire d'une star du porno gay face à son destin". Et ça m'a plutôt réussi au final !

Du coup, va pour la vie de Sarah Bernhardt !

Mais nous n'étions pas encore assis dans la salle que les surprises pleuvaient déjà ! A peine avais-je poussé la porte du théâtre que je tombe sur Patrick (Laviosa!) avec Ariane (Pirie!) et qu'ils m'annoncent qu'Alexandre (Bonstein!) va arriver, ainsi que Benoît (Romain! Moins souvent cité sur ce blog mais néanmoins présent, ici). Tous ceux-là, alors que je ne m'y attendais pas !
Bon alors du coup, ça m'a fait pousser quelques petits cris, effet de surprise oblige !

Puis il a fallu redescendre sur terre, s'installer à nos places et prier pour rester éveiller parce que vraiment, notre nuit a été beaucoup trop courte. Et j'ai comme l'impression que la vie de Sarah Bernhardt pourrait avoir un effet soporifique...
D'un rapide coup d'œil nous constatons que la moyenne d'âge du public est d'environ 83 ans. Certains auront même sûrement été des contemporains de l'actrice...

Mais voilà que Jérôme entre en scène. Pendant les premières minutes, j'ai du mal à accrocher. Il parle breton. Puis l'histoire prend forme sous nos yeux. Jérôme est tour à tour le narrateur, l'actrice et toutes les personnes qu'elle a pu croiser au cours de sa vie. Enfin du début de sa vie, "Avant l'Amérique".
Pendant près de 2 heures, Jérôme enchaîne personnages, textes et chansons sans nous laisser le temps d'aplaudir son talent.
Chacun d'entre nous avouera avoir décroché à un moment ou à un autre mais nous fûmes tous d'accord sur un point, Jérôme Pradon dégage un charisme stupéfiant qui fait qu'il pourrait interpréter, même seul et sans musique, "Gargamel chez les Schtroumpfs" que ça le ferait quand même !
D'ailleurs, s'il veut venir raconter "Roule Galette" ou "Mandarine la petite souris" dans ma classe, y'a aucun soucis !

Et à laisser trainer mes oreilles dans les toilettes pour dame, j'ai pu constater que toutes les mamies du public ne tarissaient pas d'éloge à propos du spectacle elles-aussi.

Jérôme est très vite sorti après le spectacle. Et son regard a croisé le mien. De son sourire le plus ravageur, il m'a cueillie d'un "On se connait, non ?" et je lui ai avoué "Oui, j'avais fait une petite crise d'hystérie à Diva." Puis il m'a embrassée et tout s'est passé sans cri, sans heurt et presque sans trépignement (mais quand même avec beaucoup d'émoi).
C'était la 3ème fois que je le rencontrais, mais la 1ère où il ne m'a pas regardée comme une extra-terrestre.
Ça y est, j'ai dompté Jérôme Pradon !

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