Ajoutez un peu d'eau !

31 mars 2020

Les limites du confinement

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Ça, c'est les chaussettes de mon chéri. Ben oui, pour le confinement on a pensé à peu près à tout, à la bouffe, aux médicaments, tout ça. Mais à aucun moment rien n'est prévu pour aller acheter les chaussettes qui vont bien pour les grosses chaussures de travail de chéri qui continue d'aller bosser parce qu'il exerce dans un domaine qui ne peut pas s'arrêter non plus, même si aucun politicien n'a encore pensé à saluer son corps de métier...

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26 mars 2020

Confinement - Episode 3

Vous y croyez vous, à cette histoire de roue qui tourne? Parce qu'en fait là, je me demande si je ne suis pas à l'origine de cette pandémie.

Je m'explique, il y a quelques temps, la vie n'a pas été très tendre avec moi et j'ai mis un petit moment à m'en remettre totalement. Aujourd'hui ça va beaucoup mieux, ce qui me permet d'apréhender les circonstances actuelles plutôt sereinement, voire à jubiler face à certaines conséquences.

Tout d'abord, il y a cette liberté retrouvée, dont je vous ai parlé précédemment, et qui me permet de m'abandonner à tout un tas de loisirs, qu'ils soient futiles, créatifs ou pragamatiques.

Ensuite, un des dommages collatéraux dont je me régale le plus, c'est le fait de savoir que certains parents sont coincés à la maison avec leur progéniture. Mais là je ne pense pas à toutes ces familles qui jonglent tant bien que mal entre leur télétravail et les besoins de leurs enfants, non, pour eux j'ai un peu de compassion. Là, je pense à ceux qui ont cru bon engendrer toute une tripotée de marmots afin qu'ils leur servent de source de revenu leur évitant ainsi d'aller bosser, tout en omettant complètement leur devoir d'éducation. Ou à ceux ayant façonné des enfants-rois tout puissants et n'ayant jamais accepté d'entendre que le problème venait de leur éducation. Comme j'exulte à la pensée de leurs huit-clos infernaux!

creepy kids

Je sais, ça n'est pas très gentil. En langage Broadway on appelle ça "schadenfreude", se réjouir du malheur des autres comme on dit dans Avenue Q.

Tandis que moi je ne cesse de me féliciter de ne pas avoir eu d'enfant, que ça a été le meilleur choix de toute ma vie, quoiqu'aient pu en dire tous les médecins, psy et gynéco que j'ai pu rencontrer, me prenant tous pour une sorcière et que j'aurais bien moins choqués si je leur avais avoué que mon passe-temps préféré était de broyer des chatons dans un mixer...(<- ce qui n'est pas le cas, j'espère que vous aurez tous compris)

Puis il y a cette formidable bienveillance et solidarité qui s'est mise en place partout dans le monde et sur les réseaux sociaux, tous ces partages rigolos et ces petits cadeaux: les opéras qui mettent en ligne de grandes oeuvres en HD, la comédie musicale Eugenius disponible en streeming, les nombreux ebooks gratuits, etc... Hier j'ai même reçu un kit d'escape game gratuit à imprimer!

 

west end live

Et il y a ces nouvelles qui font le malheur des uns et le bonheur des autres. Je viens d'apprendre que le West End Live, un événement gratuit à Londres où pendant tout un week-end presque tous les spectacles de la ville se succèdent sur une scène à Trafalgar Square pour présenter chacun un extrait, vient d'être annulé/repoussé. En quoi cela pourrait-il être une bonne nouvelle? Parce que quasiment chaque année, le West End Live a lieu en même temps que la kermesse de mon école, ce qui fait que je ne peux presque jamais m'y rendre. Ça devait être encore le cas cette année, avec un West End Live prévu les 20 et 21 juin prochain et la fête de l'école prévue le 20 juin. Or, si le West End Live est repoussé à une date ultérieure, ça me laisse un petit espoir de pouvoir y assister.

Même si en ce moment, difficile de savoir de quoi l'avenir sera fait...

 

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23 mars 2020

J'ai toujours rêvé d'être une princesse Disney

Quitte à être une héroïne de film, je choisis "Raiponce" plutôt que "Contagion".

 

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20 mars 2020

Confinement - Episode 2

Bon ben voilà. A partir de mardi midi, on n'a plus du tout le droit ni de sortir, ni de se réunir.

Une véritable interdiction, comme si nous n'avions plus de liberté individuelle, comme dans 1984 de George Orwell. C'est ce que certains extrêmistes diront. Parce qu'en vrai on est toujours libre. De penser, d'agir, de s'exprimer, de se cultiver... On a juste pas le droit de sortir de chez nous. Juste parce que sinon on peut MOURIR. J'exagère un peu mais dans les grandes lignes c'est ça.

Et moi, je me suis rarement sentie aussi libre que maintenant. J'ai toujours trouvé que le fait de devoir travailler (même quand on a un boulot sympa) était une aliénation. Quoi de plus violent que de se faire réveiller artificiellement trop tôt le matin, alors que notre corps n'est pas prêt, qu'il fait froid et noir, pour devoir se lever pour aller travailler? Quoi de plus violent que de passer le plus clair de notre temps au travail pour pouvoir (sur)vivre le peu de temps libre qui nous reste? Quoi de plus violent que de devoir mettre de côté nos passions et envies personnelles parce que le travail nous aura pris toute notre énergie?

Me voilà donc en confinement. Je traîne longtemps en pyjama devant l'ordinateur, je bosse pour l'école, je prends du temps pour moi et je ne sors pas de la maison. En fait, ça ressemble...aux vacances. Je suis devenue très casanière ces dernières années et il m'était déjà arrivé de me rendre compte que 3 ou 4 jours de vacances étaient passés sans que j'ai eu à enfiler des chaussures!

Après, je me rends compte que j'ai la chance inouïe d'avoir un lieu de confinement idéal. Une maison plutôt grande et remplie de truc cools, un petit jardin avec un trampoline, un chéri et 3 félins pour compagnons de confinement et un petit sous-bois avec un étang à 400m de la maison pour aller courir. Voilà 2 ans que je m'étais mise à courir, seule, un podcast sur les oreilles, autour de cet étang mais que dernièrement je déplorais la météo de ces derniers mois et le manque de temps qui avaient rendu mon assiduité bien moins assidue. Problème résolu! D'autant plus que c'est l'une des seule sortie encore tolérée...

Ça et les courses. Même si c'est mieux de ne pas être toujours fourré au supermarché. Mais moi je déteste faire les courses! Alors pas la peine de me dire deux fois de rester à la maison! Et puis Chéri avait senti le coup fourré venir et bien avant la crise, il avait prévu des "courses de survie". Non, nous ne sommes pas de ceux qui avaient dévalisé les rayons de pâtes, de conserves et de PQ. On en avait acheté mais raisonnablement (genre 4 paquets de pâtes et un lot de 12 rouleaux de papier toilette, et en fait, je me rends compte qu'on tient vachement longtemps avec un rouleau de papier toilette, quelque chose comme 1 semaine pour deux personnes. Aurais-je saisi cette réalité sans le confinement?).  Mon chéri, c'est le meilleur. Et lui il adore faire les courses. Du coup quand vraiment il faut, c'est lui qui s'y colle.

Et puis moi je subis ce que j'appelle un "confinement régulé" parce que malgré tout je continue à travailler (à distance, ok, c'est pas le plus évident avec des élèves de 3-4 ans), et je me rends parfois à l'école pour accueillir les enfants des personnels soignants donc j'ai toujours cet infime lien avec le monde extérieur sans qu'il ne soit trop dangereux à l'inverse des infirmières ou des hôtesses de caisse. Même si ce lien consiste à résoudre des problèmes de probabilité avec Arthur, CM2...

Mais ce qui me plait le plus dans ce confinement, c'est qu'un formidable accès à la culture s'est développé! Plein de films, de spectacles, d'opéras sont mis en ligne gratuitement! Ça ne remplacera jamais le spectacle vivant, mais ça permet d'améliorer sa culture pesonnelle.

Aussi j'ai enfin pris le temps de regarder le film "Orange Mécanique", qu'on m'a toujours décrit comme ultra choquant. Mais le film a maintenant 50 ans et moi je suis devenue une grande personne, les codes ne sont plus les mêmes et j'ai pu regardé le film sans en subir d'effet secondaire désastreux.

orange mécanique

Le MET, l'opéra de New York a mis en ligne La Bohème (entre autres), opéra qui a inspiré Rent, ma comédie musicale préférée du monde (ça non plus ça n'a pas changé). On se dit fan de Rent et on n'a jamais vu La Bohème!? Lacune comblée.

labohème

 

Mais le meilleur ça a été la diffusion de la comédie musicale Eugenius, en streaming gratuit sur facebook. J'avais découvert des éxtraits de cette comédie musicale au West End Live en juin 2018, ça m'avait plus. Je suis allée voir le spectacle sur scène en septembre 2018, j'avais adoré! Alors quand j'ai su qu'une captation, à l'origine pas du tout destinée au public mais servant juste d'archives aux créateurs, allait être diffusée en ligne, j'ai littéralement sauté de joie et harcelé à peu près tous les gens que je connaissais pour les encourager à la regarder. Je ne sais pas combien de temps encore le spectacle sera en ligne. Si ça vous dit, ça se passe ici.

eugeniusfacebook

Et si ça vous a plus, ou même si ça ne vous a pas plus d'ailleurs, vous pouvez, si vous le voulez, faire un don ici pour soutenir tous ceux qui font tourner les théâtres au Royaume Uni et qui sont un peu en galère en ce moment, parce que c'était ça, le but de la diffusion du spectacle.

N'empêche, pour l'instant, moi il me plait ce confinement.

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17 mars 2020

Confinement - Episode 1

Me revoilà. Oui, après des années d'absence, je sais.

On pourrait croire que depuis ma vie a pris un virage à 180° mais non. Je suis toujours la même, collectionneuse de poupées, fan de comédies musicales, Disney-Girl, instit en maternelle... J'ai peut-être bien quelques nouvelles cordes à mon arc, quelques nouveaux centres d'intêret, mais je suis toujours moi.

Non, ce qui a changé, c'est le monde.

Aujourd'hui, c'est un tout petit organisme, un virus, un vrai, qui vient de bouleverser le monde entier. On avait craint en vain le bug (virtuel) de l'an 2000, personne n'avait vu venir de coronavirus de 2020.

Ça a commencé doucement, loin, en Chine en décembre 2019. Et puis c'est arrivé moins loin, en Italie. Un petit peu en France, une dizaine de malades au début et plus de 9000 cas aujourd'hui. Et déjà plus de 8000 morts dans le monde.

Ça a changé quoi pour nous?

Le monde a commencé à tourner au ralenti. Les parcs Disney ont fermé les uns après les autres, d'abord en Chine, puis au Japon et enfin en France et aux USA. Qu'un si grand symbôle du capitalisme prenne des mesures aussi drastiques, il y avait de quoi s'inquiéter.

Et puis les théâtres de Broadway aussi ont fermé, et là, c'était tout mon monde qui s'écroulait.

Quand ce jeudi 12 mars, notre président a fait une annonce à la télévision. Et entre autres choses, il a annoncé que dès le lundi qui suivrait, les crèches, écoles, collèges, lycées et universités seraient fermés. Dès lundi, et pour une durée indéterminée, je n'irai plus au travail. 

Même si je trouvais cette mesure nécessaire et intelligente (déjà à l'époque de la grippe aviaire, je m'étais demandée s'il n'aurait pas été malin qu'on reste tous chez soi une quinzaine de jours), je n'en revenais pas qu'on nous accordait cette "pause", sans contrepartie financière, sans rattrapage, mais à la seule condition qu'on assure une continuité pédagogique avec les familles par voie numérique.

Une seule fois un cas similaire s'était produit. C'était en mars il y a quelques années, un mardi. Il avait beaucoup neigé. Il y avait des congères partout, les routes étaient impraticables. Entre ceux qui n'arrivaient même pas à sortir de chez eux et ceux qui ne sont parvenu qu'à parcourir quelques centaines de mètres, nous étions très nombreux à ne pas pouvoir nous rendre sur notre lieu de travail. L'inspection (nos ressources humaines à nous) était saturée d'appels jusqu'à ce qu'elle devienne complètement injoignable. Alors la plupart d'entre nous n'est pas allée travailler. Et ça ne nous a pas été reproché. Et nous n'avons pas dû rattraper nos heures. Et nous n'avons pas eu de perte de salaire. Ça n'a duré qu'une journée mais ça a été un moment historique pour nous!

Donc voilà, première étape, on ferme tous ces établissements, on interdit les rassemblements de plus de 5000, non 1000, non 500, non 100 personnes et on limite les interractions sociales.

Le hasard du calendrier a fait que le samedi suivant, pour fêter l'anniversaire de Manu (oui oui, Romaric et Manu font toujours partie de mon histoire, je vous l'avais dit que je ne changeais pas), on a continué à vivre normalement et même festivement, à grands coups de savon, de gel hydroalcoolique et de "Non je t'embrasse pas!".

Quand le couperet est tombé. Dès minuit, tous les bars, restaurants et discothèques seront fermés et ce sera le cas pour tous les commerces non essentiels aussi dès le lendemain. Bon, si il faut ça.

Le dimanche, je me suis mise à réfléchir à comment faire classe à distance avec des élèves de 3 ans. Alors j'ai préparé pour les parents tout un tas de pistes et de recommandations que j'ai déposées sur notre Espace Numérique de Travail (le fameux ENT) qui dès lors devint inaccessible...

Et le lundi arriva. Et je me rendai à l'école. Ben oui, parce qu'il fallait quand même accueillir les enfants des personnels soignants sans solution de garde. Et même si ma collègue directrice s'était portée volontaire, je ne voulais pas la laisser seule face à cette situation incertaine parce qu'inédite. Un CE2 et un CM1 se sont présentés, avec du travail préparé par leurs enseignantes respectives. Et tandis que ma directrice inaugurait sa première visioconférence avec l'inspecteur, j'aidais Thomas avec ses multiplications à deux chiffres.

Puis je suis rentrée chez moi, je me suis bagarrée un peu avec l'ENT qui ne fonctionnait toujours pas puis j'ai décidé de lire un livre. Chanson Douce, de Leïla Slimani, prêté par Romaric samedi soir, justement, alors qu'on sentait qu'un confinement plus poussé allait pointer le bout de son nez.

Je me suis posée avec un bouquin, sans aucun scrupule à ne pas travailler puisque je n'en avais pas les moyens ni physiques, ni techniques, en sachant que je n'aurai pas à aller travailler le lendemain (les collègues prendraient le relai) et je me suis mise à vivre au ralenti et c'était agréable.

Mais le soir-même, notre président devait s'exprimer à nouveau...

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28 juillet 2015

I believe I can fly

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08 juillet 2015

Mérida...ou Chucky?

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07 juillet 2015

The roof, the roof, the roof is on fire!

DSC_1542 the roof

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24 décembre 2014

Perdue dans l'hiver...

Un petit cadeau de Noël qu'on s'est fait avec ma copine Christelle et sa fille Zélie. A l'origine, c'était surtout pour participer à un concours qui nous enverrait à New York mais...pas de nouvelles. Peu importe, le résultat est top.

Alors voilà, une production CZC (Christelle, Zélie, Céline), "Zélie dans Libérée, délivrée":

 

Et Joyeux Noël!

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05 novembre 2014

Presque là

invisible 3

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