10 novembre 2009
Une main sur l'Occident, le coeur en Orient et mon cul au ciné

Vous le savez tous, la grande spécilité de notre cher Kamel Ouali était de systématiquement remplacer ce qui aurait dû être un véritable orchestre par de simples bandes son dans chacun des spectacles sur lequel il a pu travailler. Après tout, si lui trouve que c'est suffisant et que l'époustouflanticité de ses chorégraphies (mais l'absence de mise en scène....) fait le reste, pourquoi pas?
Mais attention, voilà qu'il va encore plus loin. Cette fois, pas d'orchestre, mais pas de scène ni d'artistes non plus.
Parce que c'est sur grand écran que nous aurons tous la joie de (re)découvrir cette comédie musicale grandiose et colorée (dixit le magazine du ciné) le 20 novembre prochain dans les cinémas CGR, filmé en direct de...nulle part en fait puisque comme on pourra la voir à 18h, 19h45, 21h15 et 22h15, c'est juste qu'au final ils vont nous passer le DVD, 4 fois dans la même soirée.
Néanmoins, cette solution comporte quelques avantages non négligeables.
Tout d'abord le son. Au Palais des Sports, les voix des chanteurs sortaient de quelque part sur la gauche. J'ose espérer que dans un cinéma les choses seront différentes. J'ai vu Fame hier, le son était bon. Et comme je n'ai pas envie d'être désagréable, je me contenterais de cette seule critique à propos du film.
Ensuite, il y a des chances que se soit filmé d'un peu plus près que de là où j'avais pu le voir, du fin fond de ma...catégorie 1.
Et le tout pour presque 5 fois moins cher!!! Et sans les ouvreuses aux abois.
Bon, c'est quand même 14,70€, mais à ce prix, dans les CGR, on a le pop-corn gratuit. Il faut le ramasser par terre et comme le ménage n'est pas souvent fait, pas sur qu'il date du film d'avant mais quand même, il y en a plein et c'est pour rien. Enfin c'est comme ça au CGR de chez moi, hein. Après je ne peux pas trop me prononcer. Mais j'aimerais vos avis à vous les gens de Tours, Blagnac ou Brive-La-Gaillarde.
Mais le pire dans cette histoire, c'est que je n'ai rien de prévu le 20 novembre prochain. Et je me souviens avoir beaucoup ri quand j'avais vu le spectacle en janvier dernier. Pourtant je n'arrive à me remémorer quasiment aucune scène. Alors irai-je me rafraîchir la mémoire ou attendrai-je le jour où le DVD sortira et sera à 4,90€ comme pour Cindy 2002?
21 octobre 2009
Prête?

Dans 4 jours je vous quitte. Je m'envole pour Walt Disney World, loin de la poste, d'EDF, des impôts, de l'éducation nationale, des non fiables et des indécis. Et peut-être qu'effectivement, cela m'empêchera de finir par tuer quelqu'un.
14 octobre 2009
Vilaines Filles, Mauvais Garçons

Plus le temps passe, et plus j’assiste à des spectacles dans des endroits exotiques. Hier soir, c’est sur une péniche que j’ai pu découvrir le nouveau spectacle de Stéphane Ly-Cuong, Vilaine Filles, Mauvais Garçons, basé sur les chansons du répertoire de Serge Gainsbourg.
Et la pièce fut tout aussi réjouissante que l’idée d’y assister ailleurs que sur la terre ferme.
Vous connaissez ce jeu, Shabadabada ? Où on tire une carte avec des mots et il faut trouver le plus de chansons possibles contenant les mots proposés. Un jour, j’y ai joué contre Stéphane (entres autres). Au fond de moi, je pensais, non pas gagner, mais au moins lui tenir tête. Et bien je me suis faite écrasée. Littéralement. Mais maintenant je comprends mieux. Des chansons sorties du fin fond de je ne sais où, il en connaît plein. Et pas que de Gainsbourg. Il met aussi en scène Vanessa Hidden dans C’est toujours ça de pris. Ben là pareil, allez faire un tour du côté de l’Atelier Montmartre un mercredi soir. Vous verrez que vous ne connaîtrez aucune des chansons proposées. Alors pour ce qui est de l’affronter dans un Shadabadaba…
Mais ce qui fait que le spectacle fonctionne aussi bien, c’est que les artistes présents sur scène sont des gens qu’on aime voir, enfin que moi en tout cas, j’aime voir. La douce Julie Wingens, l’intimidante Isabelle Lardin-Huynh, l’exubérent Olivier Ruidavet, l’enchanteur Cyril Romoli et… Dan Menasche. Si le projet de Stéphane était d’élever Dan Menasche au rang de sex symbol et bien c’est réussi ! Amoureux transit, timide, perdu, les yeux malicieux et le sourire enjôleur, comment lui résister ?
Mais moi j’ai quand même besoin de vacances. Heureusement, elles arrivent. Encore 11 dodos!!!
07 octobre 2009
Zorro, chéri chéri, même en négatif t'es positif.
Zorro, vous en avez entendu parlé non ?
Oui mais non, bien sûr, pas un cavalier qui surgit hors de la nuit, tchouk, tchouk, tchouk, d’un Z qui veut dire Zorro . Pas ce lui-là. Enfin si, celui-là mais pas la version série télé Disney qui a 50 ans. Non, la version comédie musicale qui va bientôt investir les Folies Bergère avec Laurent Ban dans le rôle titre.(Et là je ne résiste pas à l’envie de vous mettre en lien ce post de ma chère amie Yvonne.)
Bref, une nouvelle comédie musicale à l’affiche, vous devez sans doute vous dire « voilà qui va réjouir notre chère Poudre de fée ! ».
Mais en fait non, pas tant que ça.
Déjà, Zorro, ça a jamais été mon truc plus que ça. A la sortie de la série, je n’étais même pas une lueur lubrique dans le regard de mes parents, eux-mêmes pas en âge d’avoir des lueurs lubriques dans le regard de toute façon. Problème générationnel.
Et ça a beau avoir êté rediffusé dans Disney Channel sur France 3 dans les années 80, moi, c’était surtout Winnie l’Ourson qui m’intéressait.
Vous remarquerez que 25 ans plus tard, les choses n’ont pas beaucoup changé.
Ce sont les Gypsy Kings qui signent la musique du spectacle, de leurs plus grands tubes.Les Gypsy Kings !!!
S’il y a bien un style de musique que j'abhorre, c’est ça,
c’est les Gypsy Kings . Non pas que ça m’intéresse pas ou que j’aime pas trop.
Non, je déteste carrément. A choisir, je préfèrerais me coincer la tête dans
une portière de voiture plutôt que d’avoir à subir Djobi Djoba.
Donc là c'est trop.Un type avec une cape qui danse le flamenco sur Bamboleo, ça va vraiment pas le faire.
Après c’est dommage parce que je suis plutôt ouverte comme fille. (Les Gypsy Kings mis à part j’entends.)
Même si je préfère généralement les spectacles où les chansons ont été écrites exprès.
Encore que pour Zorro, il y a bien une chanson que j’aurais aimé y trouver et qui même m’aurait poussée à venir voir le show dès la première représentation et en payant plein pot.
C’est celle-là, tube assez peu connu et qui pourtant a bercé ma tendre enfance : Je chante parce que je t’aime! Époque Disney Channel d’ailleurs !

Vous noterez la richesse du vocabulaire et la subtilité du texte. Et si vous aussi vous vous demandez qui est Douglas Fairbanks (mystère que j’ai résolu il y a quelques semaines seulement), voilà, c’est lui :

30 septembre 2009
Un timing parfait

J'ai eu peur de tout gâcher.
10 fois, je l'avais déjà vu 10 fois, avec une dernière en apothéose où ils jouaient tout près de chez moi, le jour de la Saint Valentin, pour finir dans mon canapé.
Mais Le Cabaret des Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça. Pas moi.
Quoiqu'un lundi, à Paris, c'était pas gagné. Comment caser un aller/retour pour Paris après 16h30 le lundi et avant 8h20 le mardi, sans passer par la case voiture/autoroute/tarés de Parisiens au volant/stationnement compliqué?
Et bien grâce à un tout petit détail: la représentation débutait à 20h. S'ils ont moins de 30 minutes de retard, je réalise par un rapide calcul que je pourrais quand même assister au spectacle.
En m'échappant tout de suite après la classe, en sautant dans le train à 45 km de là puis à la fin du show me sauver très très vite pour attraper le dernier train de la journée.
Bien sûr, je devais tenir compte des risques encourus par une telle escapade. Celui de rater le train à l'aller, de devoir quitter la salle si le spectacle trainait trop pour ne pas rater mon train au retour et pire, celui de ne pas pouvoir embrasser mes Hommes Perdus préférés.
Mais le dieu de la comédie musicale veillait sur moi. Je suis arrivée à la gare avec un peu d'avance, j'ai pu intercepter toute la troupe avant le spectacle, j'y ai retrouvé des copines, j'ai vu le show en entier et ai même eu droit à un petit supplément de David juste avant de m'envoler vers la gare du Nord où j'ai eu mon train sans problème, et sans retard, à l'aller comme au retour.
C'était la dernière. Même si ça fait déjà 3 fois que c'est "la dernière". Mais il parait que cette fois c'est la vraie. Et j'y étais. Et je n'ai pas tout gâché. C'était parfait.
20 septembre 2009
And let's face it, who isn't less fortunate than I?

17 septembre 2009
Le Cabaret des Hommes Perdus, ça faisait longtemps...

Ils reviennent!!!!
Mais pas pour de bon.
Juste pour une soirée. A Paris forcément. Et un lundi.
Du coup je pourrais pas y aller.
Sauf que j'y vais quand même!!! Franchement, mes Hommes Perdus pour une ultime représentation, je pouvais pas rater ça! Alors je vais galérer, courir pour attraper le train, angoisser s'ils ne commencent pas à l'heure et pester de devoir me sauver très vite après le spectacle mais c'est mieux que de me morfondre toute seule à la maison pendant que le tout Paris assistera à mon (presque) spectacle préféré du monde.
De toute façon ils ne peuvent pas jouer sans moi, ça n'a pas de sens.
Ça se passe donc le 28 septembre prochain au Bataclan, pour les 20 ans d'Act Up (une association de lutte contre le sida) et les places (qui n'ont jamais été aussi chères, 43€, mazette!) sont en vente sur fnac.com.
J'hésite un peu à vous mettre la bande annonce. Voilà 2 ans que ce blog me sert de propagande pour La Cabaret des Hommes Perdus et je trouve que je me défend pas mal dans ce rôle. Or, la bande annonce officielle n'est, à mon humble avis, pas à la hauteur. Trop courte, peu évocatrice et où l'on cite David Macquart tout en montrant Jérôme Pradon. C'est pas sérieux ça!!!
Bon, je la mets quand même parce que voilà...
Allez, encore 11 dodos.
14 septembre 2009
Bye bye Paris!

09 septembre 2009
London Bridge Experience

Des fois, j'aime bien jouer à me faire peur. Et en général, pendant, je regrette. Mais après, je recommence.
Un truc qui m'avait toujours tentée à Londres, c'était London Dungeon, une visite flippante durant laquelle on rencontre les plus célèbres serial killers d'Angleterre. Mais je n'avais jamais pu m'y rendre, faute de temps et de cran.
Cette fois-ci, j'étais prête. Et Clémence et Romaric avaient promis de me protéger.
Sauf que cette fois, il y a trop de monde. Mais juste en face a ouvert l'année dernière une autre attraction du même genre: London Bridge Experience & London Tombs, élue récemment "UK's best scare attraction".
Mais n'est-ce pas là un peu trop pour moi?
Un type inquiétant parvient à nous convaincre en nous offrant chacun 5£ de réduction sur l'entrée. Et puis ça me fera un bon entraînement si je me décide à affronter les Universal Studio's Halloween Horror Nights quand j'irai en Floride en octobre prochain.
Nous intégrons donc la file d'attente après avoir acheté nos billets. Normale qu'elle nous semblait moins longue qu'en face, celle-ci est planquée derrière le bâtiment. Mais l'attente ne durera pas trop longtemps. De toute façon un type tout déglingué assure la distraction et commence à nous mettre dans l'ambiance malsaine en nous parlant...football.
C'est enfin à nous, je suis morte de trouille. Pourtant il n'y a pas vraiment de quoi durant les 3 premiers quarts d'heure. Par groupe de 25 environ, nous allons de salles en salles, rencontrant chaque fois des protagonistes qui nous expliquent aussi sinistrement que possible, l'histoire du pont de Londres. Là je me dis que j'aurais peut-être préféré le truc des tueurs en série.
Ce qui était drôle, c'est qu'un enfant d'une dizaine d'année avait été choisi pour être le leader de notre groupe. Il assurait, et ne se démontait pas face aux épreuves auxquelles il était confronté. Jusqu'au moment où il a dû remuer une tête coupée (pas une vraie, hein!) dans une marmitte. Juste après, il a fondu en larmes et a dû quitter l'attraction...
Mis à part cet incident, la partie historique nous laissa un peu sur notre faim.
C'est après qu'on est passés aux choses sérieuses. Avec London Tombs. Dans lesquelles nous avons dû pénétrer accrochés les uns aux autres en petit train, Romaric devant, Clémence derrière. Romaric étant trop grand par rapport à moi, je le tenais par la taille. Mais j'étais tellement flippée que je lui ai broyé les côtes.
Parce que ça rigole pas là-dedans. Enfin si, en fait on rigole à fond, en plus de hurler et de sursauter non-stop (surtout dans mon cas).
Pendant une quinzaine de minutes, on traverse des couloirs sombres et glauques, rencontrant monstres, fantômes et autres tueurs qui prennent un malin plaisir à nous sauter dessus alors qu'on s'y attend le moins. Et des vilains pas beaux genre ça:


Et moi je suis plutôt impressionnable...
De ma vie je n'ai jamais eu aussi peur. Du moins jamais aussi intensemment. Même si sur la fin, je commençais à mieux maîtriser mes émotions. J'avoue, le pire moment à été celui où, avançant dans le noir complet, j'ai réalisé grâce aux stoboscopes que des têtes coupées pendouillaient juste à côte de nous.
Rom, lui, rigolait beaucoup. Trop chatouilleux?
Clémence quant à elle n'en menait pas large. Quand j'ai posé ma main sur la sienne à la recherche de contact, c'est tout affolée qu'elle m'a demandé si c'était bien la mienne!
Mais voilà, je sais pas si c'est le genre de truc où j'aurais envie de retourner. La première partie est trop ennuyeuse, et la deuxième trop épouvantable.
J'essaierais peut-être London Dungeon pour voir.
Ou avant, une Halloween Horror Night. Mais de 18h à 2h du matin, là je sais pas si je vais tenir le coup. Et si un type me poursuit avec une tronçonneuse, moi, à fleur de peau, il y a quand même un risque que je lui en colle une.
08 septembre 2009
Sing-a-long-a Rocky Horror Picture Show
The Rocky Horror Picture Show.
29 ans que je menais une existence paisible, n'ayant approché cette œuvre que de très loin.
Mais voilà quelques mois qu'elle s'immisce régulièrement et dangereusement dans ma vie.
Je me demande maintenant si cette existence que je croyais paisible n'était-elle pas en fait plutôt morne.
Car depuis RHPS, j'ai :
- trouvé une occasion de porter un boa
- cotoyé des mecs en porte-jaretelle
- fréquenté une boîte gay
- découvert en moi des talents insoupçonnés de chorégraphe
- rencontré Vanessa
- etc...
C'est pour ça que quand Romaric nous a proposé d'assister à une projection du film dans un cinéma londonien, moi et mes acolytes étions plutôt partants. Même avec peu d'informations.
Sera-ce plus trash qu'au Galande? La barrière de la langue ne risque-t-elle pas au mieux de nous empêcher de comprendre toutes les blagues, au pire de nous mettre dans des positions inconfortables?
Ben franchement, pas de quoi s'affoler.
Les soirées Sing-a-long-a spéciales Rocky n'ont lieu que très rarement dans l'année. Du coup, elles sont très prisées. Les anglais se préparent à fond, se déguisent et boivent beaucoup de bière. Un programme alléchant en perspective. Pour au final, une soirée bien trop sage.
Contrairement au Galande, pas de troupe d'allumés qui rejoue entièrement le film et malmène le public (et plus si afinité). Là, juste un pré-show avec un type en porte-jaretelle (quand même!) qui nous explique comment va se dérouler la soirée, nous apprend quelques chorégraphies et nous indique comment utiliser le contenu de notre goody bag (composé d'un journal, d'un gant en latex, d'un pétard, de cartes, et d'un mouchoir) à bon escient. Du coup, pas de super crécelle, pas de crécelle du tout même, et encore moins d'eau et de riz. En même temps ç'aurait été dommage de sacager une si jolie salle.
S'ensuit alors le concours de costumes, bien loin d'être à la hauteur face aux efforts déployés par la plupart des participants. Les gagnant sont élus à l'applaudimètre, notre maître de cérémonie en porte-jaretelle pour seul arbitre.
Puis le film commence. Et là, on peut le suivre. Enfin moi à moitié, le monsieur assis juste devant étant relativement imposant. Mais ça va, je l'avais déjà vu.
Débutent alors les festivités. On a le droit de chanter sur les chansons, c'est même le but du sing along. Les paroles défilent à l'écran, mais moi je ne peux voir que les débuts et fins de phrases. Soit, ça aussi je connais. Pas assez pour gagner au Shabada à chaque fois, mais dans les grandes lignes ça va.
Mais voilà, c'est juste le film, ça manque un peu d'interaction. Sauf pour la scène où Brad et Janet arrivent au château de Frank'n'Furter, sous la pluie.
A Paris, on se bat à coup de litres d'eau, protégés d'un journal sur la tête.
Là, on se protégeait d'un journal sur la tête juste.
Ensuite, à Paris, on allumait nos briquets façon concert sur Over at the Frankeinstein place.
Là, attention truc de fou, on allumait nos...téléphones portables, pour faire de la lumière.


Voilà un peu l'ambiance générale. Mis à part les 2 ou 3 moments où l'on pouvait se lever pour danser, le reste était assez plat. Mais à s'égosiller comme ça, Clémence et moi étions partantes pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Alors on a proposé un karaoké au garçons. Mais à 23h30, un vendredi soir, ils ont trouvé plus sage de rentrer...
Et nous, on a trouvé plus fun de finir la soirée chez Häagen Dazs.
